Dans cent cinquante ans

Auteur : Zworsofman
parodie de Et dans 150 ans de Raphaël
    


Et dans 150 ans, on s´en souviendra pasEt dans cent cinquante ans, on en parlera plus
De ta première ride, de nos mauvais choix,De ces adolescents qui descendent dans la rue
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d´armes,Qui seront tous chômeurs en phase précaire au mieux
Des types qui votent les lois là bas au gouvernement,Gagneront dix sous d'l'heure merci aux CPE
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,Même une licence en main ne tireront les rennes
Du temps qui avance, de la mélancolie,D'un boulot incertain : idée européenne !
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,Ces cris de réticence ces vaines banderoles
Et de l´amour blessé et de tout ce qu´on nous roule,N'auront sauver la France cette pauvre qui dégringole
Alors souris.Alors souris


Dans 150 ans, on s´en souviendra pasEt dans cent cinquante ans, on en parlera plus
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,D'immigrés, d'immigrants, clandestins inconnus
De l´enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,On ferm'ra nos frontières et on fera le tri
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,Comme on fait des affaires au marché de la vie
De ce que t´étais belle, et des rives arrachées,Voyons voir ces articles prenons ce diplômé
Des années sans sommeil, 100 millions de femmes etCe vieux riche en fin d'cycle. Fin d'l'enchère ! A jamais !
Des portes qui se referment de t´avoir vue pleurer,Par chance on s'ra en guerre terroristes pays
De la course solennelle qui condamne sans ciller,Qui n'apprécieront guère notre ouverture d'esprit
Alors souris.Alors souris


Et dans 150 ans, on n´y pensera même plusEt dans cent cinquante ans on ne parlera plus
A ce qu´on a aimé, à ce qu´on a perdu,De poules ou de faisans ces volailles disparues
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues!Affolé par une peste appelée grippe aviaire
Finir tous dans la terre, mon dieu! Quelle déconvenue.On a j'té nos nuggets brûlé la race entière
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,Puis le SIDA se rend partout où on le sème
Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,Plaçant le sexe au rang du pire des sports extrêmes
Il leur restera rien de nous, pas plus que d´eux,Ce bilan ne nous laisse plus qu'un enfant pour sept
J´en mettrais bien ma main à couper ou au feu,La population baisse et l'tabac nous endette
Alors souris.Alors souris


Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,Et dans cent cinquante ans, on n'en parlera plus
On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix,De ces maux alarmants qu'on simule d'imprévus
Dans ce bal des classés, encore je vois large,On n'en parlera plus car la police du monde
P´t´être qu´on sera repassés dans un très proche, un naufrage,Aura fait la bévue de nous larguer la bombe
Mais y a rien d´autre à dire, je veux rien te faire croire,Ses armes de souffrance : Télé-réalité,
Mon amour, mon amour, j´aurai le mal de toi,Politique d'influence, et même obésité,
Mais y a rien d´autre à dire, je veux rien te faire croire,Elle sera v'nu à bout de nous, brave Amérique
Mon amour, mon amour, j´aurai le mal de toi,Juste en faisant joujou avec l'arme atomique
Mais que veux-tu?...Alors souris




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