Le nécrophile

Auteur : Zworsofman
parodie de La tribu de Dana de Manau
    


Le vent souffle sur les plaines de la Bretagne armoricaine.Le vent souffle sur le cimetière et sur ces morts que je déterre
Je jette un dernier regard sur ma femme, mon fils et mon domaine.Je jette un dernier regard sur le maccabé que je viens de me faire
Akim, le fils du forgeron, est venu me chercher;Les filles de nos jours si grisâtres ne se laissent plus attrapper
Les druides ont décidé de mener le combat dans la vallée.Il faut donc que je les massacre pour pouvoir en abuser
Là où tous nos ancêtres, de géants guerriers celtes,Et je tue leur orgueil, visite leur cercueil,
Après de grandes batailles se sont imposés en maîtres.Afin de faire le deuil je regarde et me rince l'œil
C'est l'heure maintenant de défendre notre terreC'est l'heure maintenant de profiter de leur inconscience
contre une armée de Simériens prête à croiser le fer.Pour que je puisse m'enfoncer dans les endroits où je pense
Toute la tribu s'est réunie autour des grands menhirsCe qui m'est interdit la mort me l'offre sans souci
pour invoquer les dieux afin qu'ils puissent nous bénir.Je tripote, m'introduis sans que ces pétasses ne crient
Après cette prière avec mes frères, sans faire état de zèle,Et leur paleur extrême les rende si belles au coucher du soleil
les chefs nous ont donné à tous des gorgées d'hydromel,Plus mince qu'une top model que tu te tapes en plein sommeil
Pour le courage, pour pas qu'il y ait de faille,Les yeux ouverts, manquent quelques bouts de chaire,
Pour rester grands et fiers quand nous serons dans la bataille.Avec mon savoir-faire je donne un avant-goût de l'Enfer
Car c'est la première fois pour moi que je pars au combatAprès je les mutile mais ça c'est une question de style
Et j'espère être digne de la tribu de Dana.Une signature habile de la part du Nécrophile


Dans la vallée (oh oh) de Dana (la li la la).Dans le cimetière oho les nanas ne bronchent pas
Dans la vallée (oh oh), j'ai pu entendre les échos.La nuit j'opète oho avec ma bite et mes doigts
Dans la vallée (oh oh) de Dana (la li la la).Dans le cimetire oho je profane les corps, les âmes
Dans la vallée (oh oh), des chants de guerre près des tombeaux.Je retourne la terre oho et viole les cadavres de ces dames


Après quelques incantations de druides et de magie,Si j'attend trop longtemps les morts deviennent de vrais zombies
Toute la tribu, le glaive en main, courait vers l'ennemi.A peine je les remue qu'ils perdent un bras puis ça pourrit
La lutte était terrible et je ne voyais que des ombres,Ils deviennent tout vert, sont rongés par les asticots
Tranchant l'ennemi qui revenait toujours en surnombre.Et un liquide gluant sort de leur peau quand j'appuie trop
Mes frères tombaient l'un après l'autre devant mon regard,Je vous parle pas de l'odeur qui règne quand j'ouvre le tombeau
Sous le poids des armes que possédaient tous ces barbares,Genre œufs brouillés qui ont moisi trois ans dans le frigo
Des lances, des haches et des épées dans le jardin d'EdenNi des croûtes et des champignons qui poussent sur ces lépreux
qui écoulait du sang sur l'herbe verte de la plaine.Et qui explosent et craquent à chaque mouvement de ma queue
Comme ces jours de peine, où l'homme se traîneLeur tête plein de cratère est parfois mensongère
À la limite du règne du mal et de la haine.On crois une secrétaire alors que c'est une grand-mère
Fallait-il continuer ce combat déjà perdu ?Dans ces conditions les filles ne sont ni canons ni thons
Mais telle était la fierté de toute la tribu.Les grosses maigrissent tellement qu'avec les belles on les confond
La lutte a continué comme ça jusqu'au soleil couchant,Sur les pierres tombales je regarde les dates indiquées
De férocité extrême en plus d'acharnement;Comme au magasin méfiance aux produits périmés
Fallait défendre la terre de nos ancêtres enterrés là,Je me tape ces corps fragiles parce qu'ils sont encore plus dociles
Et pour toutes les lois de la tribu de Dana.Je vais pas faire le difficile, tout est bon pour le Nécrophile




Au bout de la vallée on entendait le son d'une corne,Mais les deux premiers cas sont rares et sont des jours de fête
D'un chef ennemi qui rappelait toute sa horde.La plupart du temps je dois me taper des squelettes
Avait-il compris qu'on lutterait même en enferDes mamies momies du temps sacré d'Amenophis
Et qu'à la tribu de Dana appartenaient ces terres ?Ni peau ni muscle, rien que des os, même pas de clitoris,
Les guerriers repartaient, je ne comprenais pasN'importe quel trou sert du moment que ça coulisse
Tout le chemin qu'ils avaient fait pour en arriver là,Mais y a aucun plaisir et ces gens, souvent, rest in peace
Quand mon regard se posa tout autour de moi,Certains prennent les doigts osseux pour se faire une branlette
J'étais le seul debout de la tribu ; voilà pourquoiEt souvent ils se coupent et rapidement le gland s'infecte
Mes doigts se sont écartés tout en lâchant mes armes,Heureusement c'est peu fréquent les nuits à catastrophes
Et le long de mes joues se sont mises à couler des larmes.A votre avis d'où viennent les cernes sous les yeux de Christophe
Je n'ai jamais compris pourquoi les dieux m'ont épargnéIl fait partie des notres, c'était moi son professeur
De ce jour noir de notre histoire que j'ai contée.Il fait gentil comme ça mais c'est un vrai bourrineur
Le vent souffle toujours sur la Bretagne armoricaineVous le verriez en train de caresser le crâne d'une centenaire
Et j'ai rejoint ma femme, mon fils et mon domaine.Lui carressant le coccis pour une partie de jambe en l'air
J'ai tout reconstruit de mes mains pour en arriver là,Quant à moi, les fossiles, j'y dessine un N à l'argile,
Je suis devenu roi de la tribu de Dana.Une marque indélibile laissée par le Nécrophile






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