Un samedi à Cora

Auteur : Yves Dulieu et les bières qui roulent
parodie de Schengen de Raphaël
    


Je suis parti d'un bout du mondeAu rayon des fruits et légumes,
J'étais trop grand pour me courberY’a des tomates Made in Espagne,
Parmi les nuages de poussièreQu’ont jamais vu une once de terre,
Juste au bord de la terreMoi, j’dirais qu’elles viennent de Bretagne.
Et j'ai marché le long des routesJ’aurais voulu une baguette,
Le ventre à l'air dans le ruisseauJe demande à la boulangère,
Et même que le vent nous écouteIl m’reste plus rien me répond-elle,
Et la pluie va tomber bientôtQue les ciabattas d’avant-hier.


Ce que j' fais là moiTous les sam’dis,
Je sais pasC’est la fiesta,
Je voulais juste marcher tout droitAux caisses de mon hypermarché Cora.
Ce que j' fais là moi je sais pasBon là t’avances, j’ai pas tout mon temps,
Je pense à toi depuis mille ansÇa fait presque trois plombes que j’attends.


Tellement de nuits sous la paupièreAu département poissonnerie,
Tellement de forêts abattuesÇa sent pas vraiment la marée,
Même sous la mitraille et le ferMais l’entre-cuisses d’une maquerelle,
Moi je leur ai rien venduQui d’puis trois mois s’est plus lavée.
Et que même dans l'espace ShengenEt au rayon Charcuterie,
Ils ont pas voulu de ma peauSur le jambon, y’a des poils noirs,

Comme sur les cuisses de la jeune fille,

Qui chique derrière le comptoir.




C'est pas la croix pas la manièreDans la file à la caisse treize,
Et puis la terre on y revientY’a un gros blaireau devant moi,
Moi j'ai un orgue de barbarieQui veut qu’ses six canettes de bière,
Et je vais pourrir leur paysOn les lui fasse payer au poids.
C'est pas avec la bombe atomiqueY’a une pétasse hystérique,
C'est pas avec le tour de FranceLes piles par quatre, elle n’en veut pas,
Qu'ils me mettront de leur côtéVu que pour son vibromasseur,
Quand j'aurai fini ma croissanceDes Duracell, il’en faut qu’trois.





J’vous passe le couplet d’la grand-mère,

Qui cherche ses timbres-fidélité,

Qui donnent droit à une tasse en verre,

Pour elle boire sa chicorée!

Y’a deux vigiles à sales trognes,

Qui s’acharnent comme des Rottweilers

Sur une gamine haute comme trois pommes,

Qu’a mis en poche un Malteiser.



Heureusement, y’a la caissière,

Elle est très belle, elle me sourit,

Ell’m’dit ce soir t’as rien à faire?

Moi mon petit nom c’est Freddy!!!






Mi Cora sonne!




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