Puisque tu baves

Auteur : Yves Dulieu et les bières qui roulent
parodie de Puisque tu pars de Jean-Jacques Goldman
    


Puisque l'ombre gagneOn se quitte ici
Puisqu'il n'est pas de montagneJe te laisse devant la grille
Au-delà des vents plus haute que les marches de l'oubliMe joue pas le désespoir
Puisqu'il faut apprendreJe t’avais dit: c’est provisoire
A défaut de le comprendreDepuis plus d’un an, tu vis chez nous, grand-maman
A rêver nos désirs et vivre des 'ainsi-soit-il'Et j’ai pas les moyens d’entretenir un mourant


Et puisque tu pensesVoici ta valise,
Comme une intime évidenceY a dedans quelques surprises
Que parfois même tout donner n'est pas forcément suffireLes enfants ont à leur façon voulu fêter ton départ
Puisque c'est ailleursQuelques mandarines
Qu'ira mieux battre ton cœurUne friandise, un boudoir ,
Et puisque nous t'aimons trop pour te retenirQui te servira si jamais tu t’ennuies le soir



Puisque tu parsPuisque tu baves


Que les vents te mènentTire donc pas la tête,
Où d'autres âmes plus bellesTous les jours, ce s'ra la fête.
Sauront t'aimer mieux que nous puisque l'on ne peut t'aimer plusPas moyen de s'ennuyer chez les sœurs de la charité
Que la vie t'apprenneEt si le couvre-feu
Mais que tu restes le mêmeEst fixé à vingt heure,
Si tu te trahissais nous t'aurions tout à fait perduDis-toi que tu n'rates rien : elles n'ont pas le décodeur


Garde cette chanceC'était pas pratique
Que nous t'envions en silenceTes remarques étaient cryptiques
Cette force de penser que le plus beau reste à venirEt la façon que tu avais de te plaindre pour un rien
Et loin de nos villesPour un lumbago,
Comme octobre l'est d'avrilUne écorchure, une ottite
Sache qu'ici reste de toi comme une empreinte indélébileLe soir où on t'avais oublié dans le jardin





Sans drame, sans larmeFaut pas m'en vouloir,
Pauvres et dérisoires armesC'est à moi qu'incombe ce soir
Parce qu'il est des douleurs qui ne pleurent qu'à l'intérieurLa dure tâche que toute la famille m'a confié
Puisque ta maisonMais rassures-toi, ceci n'est qu'un au-revoir
Aujourd'hui c'est l'horizonOn se reverra pour les étrennes en fin d'année
Dans ton exil essaie d'apprendre à revenir


Mais pas trop tard


Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars
Dans ton histoire
Garde en mémoire
Notre au revoir
Puisque tu pars


J'aurai pu fermer, oublier toutes ces portes
Tout quitter sur un simple geste mais tu ne l'as pas fait
J'aurai pu donner tant d'amour et tant de force
Mais tout ce que je pouvais ça n'était pas encore assez
Pas assez, pas assez, pas assez


Dans ton histoire (dans ton histoire)
Garde en mémoire (garde en mémoire)
Notre au revoir (notre au revoir)
Puisque tu pars (puisque tu pars)




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