Paulette

Auteur : Yves Dulieu et les bières qui roulent
parodie de Chez Laurette de Michel Delpech
    


À sa façon de nous app'ler ses gossesIl faut se méfier des vieilles dames
On voyait bien qu'ell' nous aimait beaucoupQui vous font des discours assermentés,
C'était chez ell' que notre argent de pocheSur la pudeur, le sexe ou bien le charme
Disparaissait dans les machines à sousJ’en connais une qui va vous étonner.


Après les cours on allait boire un verreCelle de ma chanson s’appelait Paulette
Quand on entrait Laurette souriaitVieille bigote au fion aseptisé,
Et d'un seul coup nos leçons nos problèmesQui donnait pour les pauvres à la collecte
Disparaissaient quand ell' nous embrassaitQui la vertu vous aurait inspiré.


C'était bien, chez Laurette quand on faisait la fêteJ’me souviens de Paulette et de son air de rien,
Elle venait vers nous.. Lau - retteLe soir dans sa chambrette, c’était la rue Varin.
C'était bien, c'était chouette quand on était fauchéSes allures de nonette, sous son regard coquin,
Elle payait pour nous.. Lau - retteNous glaçait les noisettes, Paulette.


Et plus encore afin qu'on soit tranquilleCette octogénaire marchait haut la tête
Dans son café y avait un coin pour nousJamais on ne lui sut aucun amour,
On s'y mettait pour voir passer les fillesSi ce n’est un militaire en défaite
Et j'en connais qui nous plaisaient beaucoupPressé de rentrer chez lui à Hambourg.


Si par hasard on avait l'âme en peinePourtant chaque dimanche après l’office
Laurette seule savait nous consolerChemin faisant par de petits sentiers,
Ell' nous parlait et l'on riait quand mêmeElle attirait par de doux artifices
En un clin d'œil ell' pouvait tout changerDes enfants juste en âge de marcher



C'était bien chez Laurette, on y retourneraJ’me souviens de Paulette et de son air de rien,
Pour ne pas l'oublier IauretteLe soir dans sa chambrette, c’était la rue Varin.
Ce s'ra bien ce s'ra chouette et l'on reparlera,Ses allures de nonette, sous son regard coquin,
Des histoir's du passé chez LauretteNous glaçait les noisettes, Paulette.
Ce s'ra bien ce s'ra chouette et l'on reparlera,
Des histoir's du passé chez Laurette



Une fois qu’on était entré chez elle, alors Paulette quittait ses atours,

Debout sur la table en porte-jarretelles, ah mes amis ça valait le détour,

Car ce qui lui tenait lieu d’entrecuisse, n’était prolongé que par deux moignons,

Paulette y cultivait la chaude pisse où se noyaient centaines de morpions.






Les yeux candides et le cœur sans malice, j’étais de ce troupeau qui la suivait,

Pour un Sugus, un bâton de réglisse, qu’elle si gentiment nous proposait.

Pendant des années durèrent ses sornettes, faut dire que Paulette nous menaçait,

De nous couper à chacun la quèquètte, si jamais un seul de nous s’en vantait!






Puis un beau jour éclata le scandale, accusée par l’évêque du pays,

Pour avoir nui de façon déloyale au commerce de la pédophilie.

Ainsi traînée devant la cour d’Assises, on la condamna à perpétuité,

Juste pour avoir ôté sa chemise, les vrais coupables sont en liberté !



J’me souviens de Paulette et de son air de rien,

Le soir dans sa chambrette, c’était la rue Varin.

Maintenant, on s’embête, depuis qu’elle est partie,

C’est vrai qu’on la regrette,… Paulette.




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