La complainte du verre vide

Auteur : Yves Dulieu et les bières qui roulent
parodie de Les filles du bord de mer d'Arno
    


Je me souviens du bord de mer avec ses filles au ton si clairJe me souviens d’un verre de bière, qui était vide ah quelle misère!
Elles avaient l'âme hospitalière c'était pas fait pour me déplaireMes amygdales traînaient par terre, j’aurais vendu ma propre mère.
Naïves autant qu'elles étaient belles on pouvait lire dans leurs prunellesEt comme je n’avais plus d’argent, j’ai dit « Barman, sois indulgent… »
Qu'elles voulaient pratiquer le sport pour garder une belle ligne de corps« Fais moi crédit, j’ai plus un balle, ou je me jette dans le canal! »
Et encore, et encore, z'auraient pu danser la javaIl m’a répondu pas question, arrête un peu de faire le con,

T’as l’air d’être un gentil garçon et c’est la tournée du patron…


Z'étaient chouettes les filles du bord de mer, choin, choin, choinVerse encore… Verse encore… Un dernier et puis on s’en va!
Z'étaient faites pour qui savait y faire, choin, choin, choinC’est l’histoire du dernier verre de bière, tsoin, tsoin, tsoin…
Z'étaient chouettes les filles du bord de mer, choin, choin, choinCelui qui met les filles en colère, tsoin, tsoin, tsoin…
Z'étaient faites pour qui savait y faire, choin, choin, choinJuste encore un petit verre de bière, tsoin, tsoin, tsoin…

Arrête de gueuler, c’est la dernière, tsoin, tsoin, tsoin...


Y'en avait une qui s'appelle Eve c'était vraiment la fille de mes rêvesC’est comme si j’avais pris la foudre, je faisais pipi de la poudre,
Elle avait qu'un seul défaut elle se baignait plus qu'il ne fautLe jus qui sortait de ma pine, ressemblait à de la farine!
Plutôt qu'd'aller chez les masseurs elle invitait les premiers baigneursJ’étais plus sec qu’un aquarium…Quand il est vide, putain, t’es conne!
A tâter du côté de son cœur, en douceur, en douceurY’avait que la queue d’un oignon pour sout’nir la comparaison.
En douceur et profondeurJ’étais presque déshydraté, et toi brave homme tu m’as sauvé.

Je jure qu’éternellement, je te serai reconnaissant…




Lui pardonnant cette manie j'lui propose de partager ma vieC’était un jour de canicule, tu m’avais dit de mettre un pull,
Mais dès que revint l'été je commençais à m'inquiéterMoi je m’étais exécuté, c’est de ta faute si j’étouffais!
Car sur les bords d'la mer du Nord elle se remit à faire du sportJe trouve ça gonflé de ta part, de faire un scandale au comptoir,
Je tolérais ce violon d'Ingres sinon elle devenait malingreDe me montrer du doigt, alors que c’est toi qui a tort!

Heureusement sur mon chemin, j’ai rencontré un type bien,
Puis un beau jour j'en ai eu marre c'était pis que la mer à boireCe monsieur je lui dois la vie et tu voudrais que je l’oublie?...
J'l’ai refilé à un gigolo et j'ai nagé vers d'autres eaux
En douceur, en douceur


(…) (…)




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