La buvette

Auteur : Misteur Hideux
parodie de La bohème de Charles Aznavour
Date : 2004
    


Je vous parle d'un tempsJe vous parle d'un plan
Que les moins de vingt ansQue les non abstinents
Ne peuvent pas connaîtreSe doivent de connaître
Montmartre en ce temps-làLa finesse n'est pas là
Accrochait ses lilasSurtout soir de féria
Jusque sous nos fenêtresJusque sous vos fenêtres
Et si l'humble garniRelents de linge moisi
Qui nous servait de nidEt senteurs de vomi
Ne payait pas de mineLocalisent le site
C'est là qu'on s'est connuC'est le stand des cocus
Moi qui criait famineAccrocs à la bibine
Et toi qui posais nueEt qui parlent de cul


La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Ça voulait dire on est heureuxSangria, punch : on est heureux
La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Nous ne mangions qu'un jour sur deuxNous ne boirons qu'un verre ou deux


Dans les cafés voisinsRegarde tes voisins
Nous étions quelques-unsTu trouveras c'est certain
Qui attendions la gloireDes phénomènes de foire
Et bien que miséreuxDes tromblons monstreux
Avec le ventre creuxDont personne ne veut
Nous ne cessions d'y croireOu alors bien plus tard...
Et quand quelque bistroEt quand quelques poivrots
Contre un bon repas chaudQui ont bu un peu trop
Nous prenait une toileTitubaient au comptoir
Nous récitions des versNous protégions les verres
Groupés autour du poêleDe ces gros cons à poil
En oubliant l'hiverAux yeux semi ouverts


La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Ça voulait dire tu es jolieÇa y'est les filles sont toutes jolies
La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Et nous avions tous du génieJe crois que j'ai 3 grammes aussi


Souvent il m'arrivaitJe vais pas m'arrêter
Devant mon chevaletJe reprend un godet
De passer des nuits blanchesEt trinque avec des tanches
Retouchant le dessinReluquant bien leurs seins
De la ligne d'un seinJouant les morts de faim
Du galbe d'une hancheAvec un œil qui flanche
Et ce n'est qu'au matinEt au petit matin
Qu'on s'asseyait enfinOn est encore moins fins
Devant un café-crèmeMais on croit le contraire
Epuisés mais ravisAllez par là Bobby
Fallait-il que l'on s'aimeTu nous remet la même
Et qu'on aime la vieA ta santé aussi


La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Ça voulait dire on a vingt ansÇa va sans dire, oui j'en reprends
La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Et nous vivions de l'air du tempsJe parle de cul, j'me trouve marrant


Quand au hasard des joursOh là ! tout tourne autour
Je m'en vais faire un tourJe m'en vais faire un tour
A mon ancienne adresseCar je sens que ça presse
Je ne reconnais plusJe ne reconnais plus
Ni les murs, ni les ruesNi les murs, ni les rues
Qui ont vu ma jeunesseJ'en peux plus je m'affaisse
En haut d'un escalierAssis sur l'escalier
Je cherche l'atelierEt la tête penchée
Dont plus rien ne subsisteMa glotte se surexcite
Dans son nouveau décorOn m'applaudit bien fort
Montmartre semble tristeCar tout l'monde a compris
Et les lilas sont mortsQue je suis ivre mort


La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
On était jeunes, on était fousBien trop de jaune, bien trop de coups
La bohème, la bohèmeLa buvette, la buvette
Ça ne veut plus rien dire du tout Je ne boirais plus rien du tout




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