L'autre Planisphère

Auteur : Sn Parod
parodie de L'autre Finistère des Innocents
    


comprendrais-tu ma belleComprendrais-tu, toi lecteur
qu’un jour, fatiguéQu'un jour, fatigué,
j’aille me briser la voixJ'aille y poser une fin
une dernière foisUne dernière fois
à cent vingt décibelsLance dans les airs
contre un grand châtaigniercontre un grand châtaignier
d’amour pour toiUn gag pour toi .


trouverais-tu cruelTrouverais-tu cruel
que le doigt sur la boucheque le point sur la ligne
je t’emmène, hors des villesqui t'emmène hors d'ici
en un fort, une presqu’îlemarque la fin d'une histoire
oublier nos duelsOu il y a des duels
nos escarmouchesdes gags débiles
nos peurs imbécileset des fins imbéciles


on irait y attendreOn irait y attendre
la fin des combatsun nouveau combat
jeter aux vers, aux vautourscréer des vers, des atours
tous nos plus beaux discourstous nos plus beaux discours
ces mots qu’on rêvait d’entendreCes mots qu'on crevait d'attendre
et qui n’existent paset qui ne venaient pas
y devenir sourdEn devenir fou


il est un estuaireIl est un Univers
à nos fleuves de soupirsà en crever de rire
où l’eau mêle nos mystèresoù l'on mêle nos misères
et nos belles différencesà celles des personnages .
j’y apprendrai à me taireJ'y apprendrai à y rire
et tes larmes reteniret mes larmes contenir
dans cet autre Finistèredans cet autre planisphère
aux longues plages de silenceaux longues pages de nuisance .


bien sûr on se figureBien sûr, toutes ses figures
que le monde est mal faitoù le monde est mal fait
que les jours nous abimentque les jours l'abîment
comme de la toile de Nîmescomme de la toile de l'île
qu’entre nous, il y a des mursqu'entre nous, il y a des ans
qui jamais ne fissurentnous créons assurément
que même l’air nous opprimedans cette salle à l'air opprimé .


et puis on s’imagineet puis on s'imagine
des choses et des chosesdes histoires et puis d'autres,
que nos liens c’est l’argileque tout ça, c'est facile,
des promesses facilesdes prouesses d'argile,
sans voir que sous la patinesans voir que sous ta plume
du temps, il y a des rosesdes fois, il y a des choses
des jardins fertilesaux idées fertiles .




car là-haut dans le cielcar là-haut, avec mon fiel
si un jour je m’en vaissi un jour j'y vais
ce que je voudrais de nousce que je voudrais avant tout,
emporter avant toutc'est les faire chier,
c’est le sucre, et le mielC'est le rire et le fiel
et le peu que l’on saitet le peu que je sais
n’être qu’à nousdire, c'est tout






Liste des 2 autres parodies répertoriées pour L'autre Finistère des Innocents :





Quelques parodies parmi prises au hasard :