| On partira de nuit, l'heure où l'on doute | Tu partiras mamie demain sans doute |
| Que demain revienne encore | Ce soir tu m'emmerdes encore |
| Loin des villes soumises, on suivra l'autoroute | Je serai plus tranquille sans ta tronche vieille croûte |
| Ensuite on perdra tous les nords | Et tant mieux si t'es pas d'accord |
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| On laissera nos clés, nos cartes et nos codes | Tu laisseras tes billets, ta carte et ton code |
| Prisons pour nous retenir | Sinon tu vas revenir |
| Tous ces gens qu'on voit vivre comme s'ils ignoraient | Ton dentier, ton sonotone, tes vieilles lunettes |
| Qu'un jour il faudra mourir | Vaudrait mieux les réunir |
| Et qui se font surprendre au soir | Car demain je vire ton bazard |
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| Oh belle, on ira | Oh vieille, tu iras |
| On partira toi et moi, où ?, je sais pas | Tu partiras en maison loin, loin de de là |
| Y'a que les routes qui sont belles | Y a plein de chambres qui sont belles |
| Et peu importe où elles nous mènent | Mais nous on t'a pris une poubelle |
| Oh belle, on ira, | Oh vieille, tu iras, |
| On suivra les étoiles et les chercheurs d'or | T'inquiètes pas pour tes toiles et tes lingots d'or |
| Si on en trouve, on cherchera encore | Si on les trouve on le dira pas trop fort |
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| On n'échappe à rien pas même à ses fuites | J'arrêterai enfin d'éponger tes fuites |
| Quand on se pose on est mort | De nettoyer tout ton corps |
| Oh j'ai tant obéi, si peu choisi petite | Je voudrais que la nuit passe vraiment très vite |
| Et le temps perdu me dévore | Te torcher le cul plus d'accord |
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| On prendra les froids, les brûlures en face | Ce soir tu dors là, sur cette vieille paillasse |
| On interdira les tiédeurs | Ta chambre est réquisitionnée |
| Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses | Ton armoire et ton lit prenaient bien trop de place |
| Qui nous ont volé nos douleurs | Je devais m'en débarasser |
| La vérité nous fera plus peur | Pour mon home-cinéma rêvé |
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| Oh belle, on ira | Oh vieille, tu iras |
| On partira toi et moi, où ?, je sais pas | Tu partiras en maison loin, loin de de là |
| Y'a que les routes qui tremblent | On a réservé ta chambre |
| Les destinations se ressemblent | D'autres petits vieux t'y attendent |
| Oh belle, tu verras | Oh vieille, tu iras, |
| On suivra les étoiles et les chercheurs d'or | T'inquiètes pas pour tes toiles et tes lingots d'or |
| On s'arrêtera jamais dans les ports | Si on les trouve on le dira pas trop fort |
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| Belle, on ira | Vieille, tu iras |
| Et l'ombre ne nous rattrapera peut-être pas | Dans ce lieu où tu te sentiras très bien crois-moi |
| On ne changera pas le monde | Car même s'il y fait un peu sombre |
| Mais il nous changera pas | On s'occupera de toi |
| Ma belle, tiens mon bras | Ma vieille, tu auras |
| On sera des milliers dans ce cas, tu verras | Du bon potage à tous les repas, tu verras |
| Et même si tout est joué d'avance, on ira, on ira | Et même si tu me tiens la manche, tu iras, tu iras |
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| Même si tout est joué d'avance | Même si tu me tiens la manche |
| A côté de moi, | Trop tard fallait pas |
| Tu sais y'a que les routes qui sont belles | Révéler que je vote pour Le Pen |
| Et crois-moi, on partira, tu verras | Ne chouine pas, tu vas faire peur à ton chat |
| Si tu me crois, belle | Dis-lui adieu, vieille |
| Si tu me crois, belle | Dis-lui adieu, vieille |
| Un jour on partira | Demain tu partiras |
| Si tu me crois, belle | Dis-lui adieu, vieille |
| Un jour | Demain |
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