| Il suffira d'un signe, un matin | Il suffit d'un insigne anodin |
| Un matin tout tranquille et serein | D'un uniforme splendide qui fait bien |
| Quelque chose d'infime, c'est certain | Et d'un képi subtil c'est certain |
| C'est écrit dans nos livres, en latin | Pour faire d'un débile un poussin |
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| Déchirées nos guenilles de satin | Le balader en ville pour son bien |
| Les fers à nos chevilles loin bien loin | Lui montrer les lieux vils et malsains |
| Tu ris mais sois tranquille un matin | Lui expliquer bien vite à c'gamin |
| J'aurai tout ce qui brille dans mes mains | Qu'il faut s'tirer tout d'suite, car ça craint |
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| Regarde ma vie tu la vois face à face | Fais gaffe petit tu as fini tes classes |
| Dis moi ton avis que veux-tu que j'y fasse | Vas-y cool ici on est plutôt feignasse |
| Nous n'avons plus que ça au bout de notre impasse | Ne nous bouscule pas ne nous joue pas l'audace |
| Le moment viendra tout changera de place | Car si tu fais ça c'est sûr qu'on te fracasse |
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| L'acier qui nous mutile du satin | S'il aime la bibine et le vin |
| Nos blessures inutiles au lointain | Qu'il y trempe ses tartines le matin |
| Nous ferons de nos grilles des chemins | Il trouvera facile des copains |
| Nous changerons nos villes en jardins | Pour piccoler tranquille au turbin |
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| Et tu verras que les filles, oh oui tu verras bien | Il se tapera les filles, celles qui font le tapin |
| Auront les yeux qui brillent, ce matin | Couvrira ceux qui dealent, ses cousins |
| Plus de faim de fatigues, des festins | En échange d'indiques ou de joints |
| De miel et de vanille, et de vin | Cognera ceux qui immigrent ces vauriens |
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