Quand j'sors Médor

Auteur : Nemo Dégun
parodie de Quand la ville dort de Niagara
Date : 27 décembre 2015
    



Un peu plus tard après la nuitIl est très tôt et y’a d’la pluie
Et je n´ai pas encore dormiMais l’caniche veut faire pipi
Un peu plus tard après la fin de l´auroreC’foutu chien, ma femme l’voit comme un trésor
Mais est-ce que je t´aime encore.Elle l’a baptisé Médor
Et pourquoi je l´ignoreEt nous voilà dehors
Mes larmes s´évaporentCe cabot m’déteste à mort,
Et le silence, le silence est d´or.Et ce n’est pas une métaphore
Quand la ville dortQuand je le sors
Je laisse aller le sortParfois il bat des records
Je n´ai aucun, je n´ai aucun, Il met deux heures pour faire ses trucs
je n´ai aucun remordsEt quand j’le presse, il me mord


Mais Si
Si le ciel ne me tombe pas sur la têteJ’mettais d’l’arsenic dans ses croquettes
Si la lune a comme un air de fêteLe f’sais passer sous une mobylette
Si la neige ne fond pas au printempsLe lançais tout au fond d’un étang
Alors j´aurais peut-être le temps.Je ne l’fais pas, mais j’y pense souvent


J´ai oublié ce que j´ai fait la veilleJe pourrais être plongé dans le sommeil
Mais c´était sûrement des merveillesMais j’fais la tournée des poubelles
Et quand la ville brûle sous les feux du soleilUne fois rentrés, il va pas dans sa corbeille
J´attends alors que tu t´éveilles.Non, il se couche sur mon lit,
La nuit porte conseilEt grogne quand je l’appelle
Je ne suis pas de celles Comme chien d’garde, c’est une merveille
Que tu ensorSi mon pied bouge,
Que tu ensorcellesIl m’croque les orteils
Je me rebelle et si tu me décèlesLui et ma femme, au fond, ils sont bien pareils
Je me ferai, je me ferai, Une chasse d’eau, un ronflement,
Je me ferai la belleUne mouche qui pète, ca les réveille…


MaisSi
Si le ciel ne me tombe pas sur la têteJ’mettais d’l’arsenic dans ses croquettes
Si la lune a comme un air de fêteLe f’sais passer sous une mobylette
Si la neige ne fond pas au printempsLe lançais tout au fond d’un étang
Alors j´aurais peut-être le temps.Je ne l’fais pas, mais j’y pense souvent


Et pourquoi, je l´ignoreJe n’ai pas tous les torts
Mes larmes s´évaporentOn n’a pas d’gosses, je l’déplore
Et le silence, le silence est d´orMais c’est pas d’pot, j’suis stérile alors…
Quand la ville dortElle a Médor,
Je laisse aller le sortMoi, j’voulais un chat, c’est mort
Je n´ai aucun, je n´ai aucunEt me voilà, trempé de pluie,
Je n'ai aucun remords. Laisse à la main jusqu’à l’aurore.


MaisSi
Si le ciel ne me tombe pas sur la têteJ’mettais d’l’arsenic dans ses croquettes
Si la lune a comme un air de fêteLe f’sais passer sous une mobylette
Si la neige ne fond pas au printempsLe lançais tout au fond d’un étang
Alors j´aurais peut-être le temps.Je ne l’fais pas, mais j’y pense souvent


MaisSi
Si le ciel ne me tombe pas sur la têteJ’l’étranglais avec une cordelette
Si la lune a comme un air de fêteLe découpais à grands coups de machette
Si la neige ne fond pas au printempsOu l’attachais à un cerf-volant
Alors j´aurais peut-être le temps.Je ne l’fais pas, mais j’y pense souvent


MaisSi
Si le ciel ne me tombe pas sur la têteJ’l’assommais avec une massette
Si la lune a comme un air de fêteJ’l’abandonnais dans des oubliettes
Si la neige ne fond pas au printempsLui faisais boire de l’auto-bronzant
Alors j´aurais peut-être le temps.Je ne l’fais pas, mais j’y pense souvent




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