L'invité (enfin presque)

Auteur : Nemo Dégun
parodie de L'amitié de Françoise Hardy
Date : 19 décembre 2015
    



Beaucoup de mes amis Depuis un mois
Sont venus des nuagesQue j’ai changé de voisinage
Avec soleil et pluie Que j’habite un deux-pièces
Comme simples bagagesAvec cave et garage
Ils ont fait la saison J’héberge dans mon salon
Des amitiés sincèresUn dénommé Jean-Pierre
La plus belle saison Viré de son studio
Des quatre de la terreD’une cité d’Asnières


Ils ont cette douceur Il me dit tous les jours
Des plus beaux paysagesQu’il n’est là qu’de passage
Et la fidélité Il se plaint d’pas toucher
Des oiseaux de passageD’allocations chômage
Dans leurs cœurs est gravée Il fait des allusions
Une infinie tendresseA ma récente richesse
Mais parfois dans leurs yeux Mais il est pas jaloux,
Se glisse la tristesseIl m’en fait la promesse


Alors, ils viennent Depuis, il vit,
Se chauffer chez moiNon, il squatte chez moi
Et toi aussi Et comme un gland,
Tu viendrasJ’le vire pas


Tu pourras repartir Il me fait des remarques
Au fin fond des nuagesQuand j’fais mal le ménage
Et de nouveau sourire Il s’couche sur le sofa
A bien d'autres visagesEt réclame des massages
Donner autour de toi Il me parle de sa vie,
Un peu de ta tendresseJ’fais c’lui qu’ça intéresse
Lorsqu'un autre voudra Mais parfois, j’m’en fous
Te cacher sa tristesseTant qu’ça devient une prouesse


Comme l'on ne sait pas Il veut que je lui paie
Ce que la vie nous donneTous les soirs une calzone
Il se peut qu'à mon tour Il me réveille la nuit
Je ne sois plus personneEn jouant du saxophone
S'il me reste un ami C’est même pas un ami,
Qui vraiment me comprenneCe mec, c’est un alien
J'oublierai à la foisMais quand j’lui dis d’partir,
Mes larmes et mes peinesAu fond, il m’fait de la peine


Alors, peut-être Alors, je dois
Je viendrai chez toiLe garder chez moi
Chauffer mon cœur Même si je n’le
A ton boisSupporte pas


Comme l'on ne sait pas A chaque douche, il use autant
Ce que la vie nous donneD’eau qu’un cyclone
Il se peut qu'à mon tour Il fume tellement, c’est lui
Je ne sois plus personneLe trou d’la couche d’ozone
S'il me reste un ami Il me sait bonne poire,
Qui vraiment me comprenneIl profite de l’aubaine
J'oublierai à la foisPourtant, à cause de lui,
Mes larmes et mes peinesJ’accumule les migraines


Alors, peut-être Alors, je vais
Je viendrai chez toiLe garder chez moi
Chauffer mon cœur Mais dans un mur,
A ton boisQu’on l’trouve pas…


Alors, peut-être Alors, je vais
Je viendrai chez toiLe garder chez moi
Chauffer mon cœur Mais dans un mur,
A ton boisQu’on l’trouve pas…




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