Dès que t'as des moutards

Auteur : Nemo Dégun
parodie de Veiller tard de Jean-Jacques Goldman
Date : 19 décembre 2015
    



Les lueurs immobiles Du réveil au coucher,
d'un jour qui s'achève.ils te font devenir chèvre
La plainte douloureuse Tes mains sont si crispées
d'un chien qui aboie,qu’t’en as des nœuds aux doigts
le silence inquiétant Au milieu de la nuit,
qui précède les rêvess’ils font un mauvais rêve
quand le monde disparu, Ils peuvent plus dormir
l'on est face à soi.sans être entre leur mère et toi


Les frissons où l'amour Savent pas jouer tranquilles
et l'automne s'emmêlent,sans t’casser les oreilles
Le noir où s'engloutissent Pour qu’ils comprennent un truc,
notre foi, nos lois,tu dois leur dire cent fois
Cette inquiétude sourde Les fruits de ton amour
qui coule dans nos veinesont un parfum de haine
Qui nous saisit même Etre père de famille,
après les plus grandes joies.c’est comme porter une croix


Ces visages oubliés Tu te rappelles le temps
qui reviennent à la charge,où on t’rendait pas barje
Ces étreintes qu'en rêve Où y’avait pas de gosses
on peut vivre cent fois,pour t’appeler papa.
Ces raisons-là qui font Les soirées entre amis,
que nos raisons sont vaines,les bitures à la chaîne
Ces choses au fond de nous Sont des trucs du passé
qui nous font veiller tard.dès que t’as des moutards
Ces raisons-là qui font L’insouciance, la grasse mat’,
que nos raisons sont vaines,même une fois par semaine
Ces choses au fond de nous C’est un truc du passé
qui nous font veiller tard.dès que t’as des moutards


Ces paroles enfermées Si t’en avais qu’un seul,
que l'on n'a pas pu dire,tu pourrais encore rire
Ces regards insistants Mais faut croire qu’ta gonzesse,
que l'on n'a pas compris,ça ne lui a pas suffi
Ces appels évidents, Deux mômes à la maison
ces lueurs tardives,et tu pars en dérive
Ces morsures aux regrets A cette agitation,
qui se livrent la nuit.tu préfèrerais l’ennui.


Ces solitudes dignes Les devoirs, les leçons,
du milieu des silences,les kermesses où ils dansent
Ces larmes si paisibles Toutes ces nouilles crues
qui coulent inexpliquées,dont ils font des colliers
Ces ambitions passées Tu voudrais les aimer,
mais auxquelles on repenseoui, mais quand tu y penses
Comme un vieux coffre plein Tu te dis j’aurais dû
de vieux joués cassés.me faire émasculer.


Ces liens que l'on sécrète Parfois tu as envie
et qui joignent les êtred’les jeter par la fenêtre
Ces désirs évadés Mais tu sais que ta femme
qui nous feront aimer,va encore gueuler
Ces raisons-là qui font Tu regrettes cette belle vie
que nos raisons sont vaines,qui est déjà lointaine
Ces choses au fond de nous Tous ces trucs du passé
qui nous font veiller tard dès que t’as des moutards
Ces raisons-là qui font Les soucis, l’impuissance,
que nos raisons sont vaines,les ulcères, la migraine
Ces choses au fond de nous Deviennent ton quotidien
qui nous font veiller tard dès que t’as des moutards.
Ces raisons-là qui font Les soirées entre amis,
que nos raisons sont vaines,les bitures à la chaîne
Ces choses au fond de nous Sont des trucs du passé
qui nous font veiller tard dès que t’as des moutards
Ces raisons-là qui font L’insouciance, la grasse mat,
que nos raisons sont vaines,même une fois pas semaine
Ces choses au fond de nous C’est un truc du passé
qui nous font veiller tard dès que t’as des moutards.




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