Dans ces pages

Auteur : Veilleur
parodie de Amsterdam de Jacques Brel
Date : 10 décembre 2009
    


Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, Madame,
Y a des marins qui chantentY'a des phrases méchantes,
Les rêves qui les hantentDes rêves de sycophante,
Au large d´AmsterdamEt à notre grand dam,
Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, c'est un drame,
Y a des marins qui dormentY'a des penseurs énormes,
Comme des oriflammesQu'ils soient hommes, ou bien femmes,
Le long des berges mornesLorsque les autres dorment,
Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, c'est un drame,
Y a des marins qui meurentY'a des textes qui meurent,
Pleins de bière et de dramesTout noyés dans les larmes,
Aux premières lueursRetournés dans les cœurs,
Mais dans le port d´AmsterdamMais sur ces pages, Madame,
Y a des marins qui naissentY'a des œuvres qui naissent,
Dans la chaleur épaisseQuand les haines disparaissent,
Des langueurs océanesQuand les haines se fânent.


Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, Madame,
Y a des marins qui mangentY'a des auteurs qui chantent,
Sur des nappes trop blanchesNoircissent leur page blanche
Des poissons ruisselantsDe versets aguichants
Ils vous montrent des dentsIls vous content leurs instants
A croquer la fortuneIls vous content fortune,
A décroisser la luneIls décrochent la lune,
A bouffer des haubansPour vous être plaisants,
Et ça sent la morueEt ça dit bienvenue,
Jusque dans le cœur des fritesEt ça parle d'invite,
Que leurs grosses mains invitentTant les belles phrases écrites
A revenir en plusVous portent sur les nues,
Puis se lèvent en riantPuis viennent les arrogants,
Dans un bruit de tempêteJuste pour troubler la fête,
Referment leur braguetteEntrouvrant leurs braguettes,
Et sortent en rotantEt signant en crachant


Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, c'est un drame,
Y a des marins qui dansentY'a des gros cons qui pensent,
En se frottant la panseQu'en faisant dans l'intense,
Sur la panse des femmesIls sauveront leurs âmes,
Et ils tournent et ils dansentEt ils chient et ils dansent,
Comme des soleils crachésComme de gros en.cu.lés,
Dans le son déchiréSur les textes publiés
D´un accordéon ranceEn toute notre innocence
Ils se tordent le couIls se foutent de nous,
Pour mieux s´entendre rirePour mieux s'entendre rire
Jusqu´à ce que tout à coupVomir leur est si doux,
L´accordéon expireIl n'y a rien de pire.
Alors le geste graveAlors, le texte grave,
Alors le regard fierAlors la plume fière
Ils ramènent leur bataveIls écoulent leur bave,
Jusqu´en pleine lumièreLeurs pensées éphémères


Dans le port d´AmsterdamDans ces pages, Madame,
Y a des marins qui boiventY'a des auteurs qui doivent,
Et qui boivent et reboiventChanger de nom parfois,
Et qui reboivent encoreChanger de nom encore,
Ils boivent à la santéIls doivent pour publier
Des putains d´AmsterdamSur ces pages, Madame,
De Hambourg ou d´ailleursMaquiller leur douleur,
Enfin ils boivent aux damesPour éviter les drames,
Qui leur donnent leur joli corpsQui pleuvent sur leur corps,
Qui leur donnent leur vertuTant qu'ils n'en peuvent plus
Pour une pièce en orMême s'ils écrivent encore
Et quand ils ont bien buIls en ont plein le cul
Se plantent le nez au cielIls regardent le ciel,
Se mouchent dans les étoilesEt rêvent aux étoiles,
Et ils pissent comme je pleureEt écrivent, comme je pleure,
Sur les femmes infidèlesSur ces pages criminelles,
Dans le port d´Amsterdam Dans ces pages, Madame,

Sn Parod
16/01/2013

    

J'ai adoré cette parodie . Elle est très belle . Merci .




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