| Si tu es né dans une cité HLM | On vient te dire qu'il y a quelqu'un qui t'aime |
| Je te dédicace ce poème | Que ce rideau va résoudre tes problèmes |
| En espérant qu'au fond de tes yeux ternes | Qu'en plus tu vas voir Bataille et Fontaine |
| Tu puisses y voir un petit brin d'herbe | Une fois dans le couloir y a Sam qui t'amène |
| Et les mans faut faire la part des choses | Sur le plateau, tout n'est pas si rose |
| Il est grand temps de faire une pause | Tu ouvres le rideau et tu te décomposes |
| De troquer cette vie morose | Y a ton ex qui se gratte et pour cause |
| Contre le parfum d'une rose | C'est celle qui t'a refilé une mycose |
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| C'est l'hymne de nos campagnes | C'est l'hymne de Fontaine-Bataille |
| De nos rivières, de nos montagnes | De la télé où les gens chialent |
| De la vie man, du monde animal | Ils en vivent, man, appuient où ça fait mal |
| Crie-le bien fort, use tes cordes vocales! | Plus tu cries fort, plus ils trouvent ça génial |
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| Pas de boulot, pas de diplômes | T'as un voisin, il a deux neurones |
| Partout la même odeur de zone | Le genre de mec qui prend sa douche au bord du Rhône |
| Plus rien n'agite tes neurones | Le soir t'es tranquille, il fout sa zone |
| Pas même le shit que tu mets dans tes cônes | Mais tu ne peux rien dire il est taillé comme Stallone |
| Va voir ailleur, rien ne te retient | Ton dernier espoir se prénomme Julien |
| Va vite faire quelque chose de tes mains | 'Sans aucun doute' va calmer ton voisin |
| Ne te retourne pas ici tu n'as rien | Il appelle 2.000 fois, il n' répond pas putain! |
| Et sois le premier à chanter ce refrain | Salaud, il est au courant et il regarde TF1 |
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 | C'est l'hymne de Julien Courbet |
| Le champion de l'appel surtaxé |
| Il en vit, man, de ton voisinage |
| Des relous qui prennent ta vie en otage |
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| Assieds-toi près d'une rivière | T'en peux plus de ton rôle de mère |
| Ecoute le coulis de l'eau sur la terre | Tes mômes sont sur toi et ta peine de rappel |
| Dis-toi qu'au bout, hé ! il y a la mer | Et du coup tu as sur un coup de nerfs |
| Et que ça, ça n'a rien d'éphémère | Envie de les mettre six pieds sous terre |
| Tu comprendras alors que tu n'es rien | On te dira alors 'C'est pour ton bien!' |
| Comme celui avant toi, comme celui qui vient | Il faut que Super Nanny vienne redresser tes gamins |
| Que le liquide qui coule dans tes mains | Elle reste une semaine et là tout va bien |
| Te servira à vivre jusqu'à demain matin! | Mais dès qu'elle est barrée ils mettent le feu à ton chien |
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 | C'est l'hymne de Super Nanny |
| Et des coaches qui veulent t'apprendre la vie |
| Ils s'en foutent, man, si tes enfants chialent |
| Quoiqu'il arrive, ils toucheront 100.000 balles |
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| Assieds-toi près d'un vieux chêne | C'est l'hymne de la déprime |
| Et compare le à la race humaine | La télé qui donne des envies de crime |
| L'oxygène et l'ombre qu'il t'amène | Regarde pas, man, ça va te faire du mal |
| Mérite-t-il les coups de hache qui le saigne ? | Va prendre l'air, sors la tête du bocal |
| Lève la tête, regarde ces feuilles | |
| Tu verras peut-être un écureuil | |
| Qui te regarde de tout son orgueuil | |
| Sa maison est là, tu es sur le seuil... | |
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| Peut-être que je parle pour ne rien dire | |
| Que quand tu m'écoutes tu as envie de rire | |
| Mais si le béton est ton avenir | |
| Dis-toi que c'est la forêt qui fait que tu respires | |
| J'aimerais pour tous les animaux | |
| Que tu captes le message de mes mots | |
| Car un lopin de terre, une tige de roseau | |
| Servira la croissance de tes marmots ! | |
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