Déveine

Auteur : Paradoxale 36
parodie de La lettre de Renan Luce
    


J’ai reçu une lettreJ’ai perdu des pépettes
Il a un mois peut-êtreAu gré d’une amourette
Arrivée par erreurAccablée d’ mes erreurs
Maladresse du facteurJ’encaisse les malheurs
Aspergée de parfumAbonnée au chagrin
Rouge à lèvre carminJe n’ai plus de copains
J’aurais dû cette lettreMa vie croule sous les dettes
Ne pas l’ouvrir peut-êtreCe n’est pas une fête


Mais moi je suis un hommeCar moi j’ai pas de bol
Qui aime bien ce genre de jeuQu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu
Veux bien qu’elle me nommeJ’ai choper la rougeole
Alphonse ou Fred, c’est comme elle veutObligée d’ rester dans mon pieu !
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa
C’est comme elle veutAu fond d’ mon pieu
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa


Des jolies margueritesJérémie qui me quitte
Sur le haut des ses « i »Part avec mon amie
Des courbes manuscritesUne gourde, un parasite
Comme les abbayesIls sont bien réunis
Quelques fautes d’orthographeLes huissiers me pourchassent
Une légère dyslexieJe n’ai plus de permis
Et en guise de parapheJe cotise à la poisse
Ta petite blonde sexyJamais, elle ne m’oublie !


Et moi je suis un hommeCar moi, j’ai pas de bol
Qui aime bien ce genre de jeuQu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
N’aime pas les nonnesJ' n’ai plus de bagnole
Et j’en suis tombé amoureuxTrois tonneaux et elle a pris feu
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa
Amoureux A pris feu
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa


Elle écrit que DimancheC’est depuis ma naissance
Elle sera sur la falaiseQue je marche sur la braise
Où l’ les prise par les hanchesDestinée « pas de chance »
Et que dans l’hypothèseJ’ suis souvent de la baise
Où j’ n’aurai pas le tactJe reçois tant de claques
D’assumer mes ébatsJ’suis blindée aux éclats
Elle choisira l’impactPour contrer les attaques
Trente mètres plus basJ’essaie de n’en faire cas


Et moi je suis un hommeCar moi j’ai pas de bol
Qui aime bien ce genre d’enjeuQu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
N’ veux pas qu’elle s’assommeJ’ai la grippe espagnole
Car j’en suis tombé amoureuxLe fond des yeux bien globuleux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa
Amoureux Globuleux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa


Et grâce au cachet de la posteJ’ai marché  dans la crotte
D’une ville sur la MancheDu pied droit d’ la malchance
J’étais à l’avant-posteElle était d’ vant ma porte
Au matin du DimanchePosée avec aisance
L’endroit était désertL’autre jour, un éclair
Il faudra être patientTraversant mon écran
Des blondes suicidairesBrûla mon belvédère
Il y en a pas centMais je m’en sors vivante !


Et moi je suis un hommeCar moi j’ai pas de bol
Qui aime bien ce genre d’enjeuQu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu !
Veux battre NewtonJ’ai perdu mon job
Car j’en suis tombé amoureuxCar j’avais des retards sérieux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa
Amoureux Monstrueux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa


Elle surplombait la MancheHier une pervenche
Quand je l’ai reconnueEst passée dans la rue
J’ l’ai saisie par la mancheMal garée, comme un manche
Ma petite ingénueMe colla une prune
Qui ne l’était pas tantJ’ai perdu ma patience
Au regard du profilCet acte m’horripile
Qu’un petit habitantElle me parle de prudence
Vivait sous on nombrilSous son air imbécile


Et moi je suis un hommeEt moi, j’en ai raz-l’ bol
Qui aime bien ce genre d’enjeuDites-moi c’ que j’ai fait au bon Dieu ?
Veux bien qu’il me nommeJ'ai pris une torgnole
Papa, s’il le veuxPar quelques boutonneux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa
S’il le veux !P’ tits merdeux
Payapapa, payapapaPayapapa payapapa




Liste des 10 autres parodies répertoriées pour La lettre de Renan Luce :





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