Beethoven

Auteur : Paradoxale 36
parodie de Beethoven de Michel Sardou
    


Au-delà du mondeSe prélasse à l’ombre
Que quelqu’un réponde !Chemin d’hécatombes
Martyre et guerrièreLe pire mammifère
Violence ordinaireAux essences primaires
Palais d’allégeanceSème les turbulences
Marché d’indulgenceIgnore conséquences
Parmi tant de voixSes jeux maladroits
Le silence est roiRépandent fatras
Silence de la merPense qu’à se distraire
Des nuits, d’un désertSes griffes lacèrent
Nos cris, nos combatsDénie et aboie
Qui les entendra ?Puis recommenc’ ra


Le monde est sourdLe monde est lourd
Comme BeethovenComme Beethoven
Sourd à l’amourLourd et balourd
Hurlant sa haineSouvent sans gêne
Hymne à la joieIl fait le poids
En requiemSur les fredaines
Chacun pour soiMalin parfois
Et Dieu quand mêmeCe spécimen


Chef-d’œuvre en poussièreAuteur de l’impair
Splendeur et misèreIl tape sur les nerfs
Fragile et immense Nuisible tendance
Orgueil, impuissanceAu seuil d’impuissances
Mensonge et mystèreIl ronge muselière
Vengeance et colèreDéfend peu son aire
Dans les nuits des tempsIl détruit souvent
Personne ne s’entend..Consomme, son passe-temps


Le monde est sourdLe monde est lourd
Comme BeethovenComme Beethoven
Sourd à l’amourLourd et balourd
Hurlant sa haineSouvent sans gêne
De WalkyrieEt les conneries
En WagnérienneIl les enchaîne
Tant de génieCe malappris
Et Dieu quand mêmeQu’on aime quand même


Et la vie passe en chantantLes récompenses qu’il aime tant
Harmonie, contretempsQualifie qu’il est grand
Le monde est un infini poèmeLe monde dans ses infinis problèmes






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