Le presto

Auteur : Paradoxale 36
parodie de La chanson des restos des Enfoirés
    


Moi, je file un rancardToi qui file en retard
A ceux qui n’ont plus rienAu creux du quotidien
Sans idéologie, discours ou baratinAu boulot, au logis, ou pour prendre le train
On vous promettra pasTu ne rattraperas pas
Les toujours du grand soirLes beaux jours trop fuyards
Mais juste pour l’hiverT’as juste le temps de faire
A manger et à boireUn aller transitoire


A tous les recalés de l’âge et du chômageA tout persécuté par l’âge du davantage
Les privés du gâteau, les exclus du partageLes pressés sans repos, promus au surmenage
Si nous pensons à vous, c’est en fait égoïsteEtre champion partout, un précepte futuriste
Demain, nos noms, peut-être, grossiront la listeAttention aux tempêtes des tensions conformistes


Aujourd’hui, on n’a plus le droitAujourd’hui, on court à tout va
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froidPour avoir rien, pour devoir quoi
Dépassé le chacun pour soiEt passer à côté de soi
Quand je pense à toi, je pense à moiDans l’urgence, tu vois, l’essence déchoit
Je te promets pas le grand soirToutes ces années, ce temps qui part
Mais juste à manger et à boireSur un trajet aléatoire
Un peu de pain et de chaleurSeront à jamais l’antérieur
Dans les restos, les restos du cœurMais le presto, presto fait fureur
Aujourd’hui, on n’a plus le droit
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froid


Autrefois on gardait toujours une place à tableAutrefois, l’on trouvait les jours interminables
Une soupe, une chaise, un coin dans l’étableSurtout, rengaine in comprimable
Aujourd’hui, nos paupières et nos portes sont closesAujourd’hui, savoir faire pour toutes sortes de choses
Les autres sont toujours, toujours en overdoseEt divers sont nos jours mais toujours dans le morose


Aujourd’hui, on n’a plus le droitAujourd’hui, on court à tout va
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froidPour avoir rien, pour devoir quoi
Dépassé le chacun pour soiDépasser ses moyens se doit
Quand je pense à toi, je pense à moiUne tendance qui va qui passera
Je te promets pas le grand soirDe ce progrès se vend l’espoir
Mais juste à manger et à boireSur un reflet trop illusoire
Un peu de pain et de chaleurTu veux l’argent et puis le beurre
Dans les restos, les restos du cœurEt le presto, presto fait fureur
Aujourd’hui, on n’a plus le droitAujourd’hui, on court après quoi
Ni d’avoir faim, ni d’avoir froidLa victoire, l’accessoire, le choix


J’ai pas mauvaise conscience, ça m’empêche pas d’ dormirTu n’es pas en avance, te dépêches de partir
Mais tout dire, ça gâche un peu l’ goût d’ mes plaisirsMais trop courir efface l’enjeu simple de vivre
C’est pas vraiment ma faute si y en a qui ont faimTu dépasses les autres, il y en a qui sont loin
Mais ça le deviendrait, si on n’y change rienMais lequel gagnerait si revenait le « moins »


J’ai pas de solution pour te changer la vieTu n’as pas l’impression d’excéder tes envies
Mais si je peux t’aider quelques heures, allons-yTu ne vois plus passer toutes ces heures qui s’enfuient
Y a bien d’autres misères, trop pour un inventaireY a tant de choses à faire, trop mais tant secondaire
Mais ça se passe ici, ici et aujourd’hui Tu te traces une vie sans répit, c’est le prix




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