Face à ta mère

Auteur : Paradoxale 36
parodie de Face à la mer de Calogero
    


On ne choisit ni son origine, ni sa couleur de peauElle te choisit vestes et jeans et la couleur des hauts
Comme on rêve d’une vie de château, quand on vit l’ ghettoDonne son avis sur ton boulot, conspire à gogo
Naître l’étau autour du cou comm’ Cosette pour HugoMettre toujours son nez partout, inspecte mes défauts
Etre en treillis dans le conflit et prier le très HautEtre soumis à ses envies, flatter son ego


Fils du CONGO, cette haine j’ai auFils d’une vieille aristo sans gêne fait au
MICRO, j’ai l’ poids des motsMépris, au culot, foi de chameau
Sortir d’en bas, rêver d’ déchirer c’ tableauD’emprise sur toi aux idées qu‘elle a sous l’ chapeau
Fait d’armes, de larmesRéarme les drames
Fait de sang et sanglotsTout le temps sur mon dos


Face à la merFace à ta mère
J’aurais dû grandirJ’aurais dû rugir
Face contre terreFace à ton père
J’aurais dû mourirJ’aurais dû bondir
Je me relèveJe le regrette
Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite


Tous deux la même dalleTous deux exécrables
Et tous deux déçusEt tous deux obtus


Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite


La sécheresse sur une terre ou on n’ cesse de semerDes bassesses qui m’atterrent sous une espèce de lâcheté
Tristesse dans des yeux qui n’ peuvent pleurerNe cesse d’être odieuse, manœuvr’ en secret
J’ai beaucoup d’ rêves lointains, je m’ suis tant rebelléElle a des rêves mondains, elle ne peut m’accepter
J’ai bu beaucoup d’ baratin, et ça m’a trop saouléJ’ai bu tout son baratin et ça m’a trop saoulé
Dans la vie, y-a les tapes au fond et les tapes à côtéJe me dis : je m’en tape au fond, donne la patte à mémé
Les « t’as pas un Euro ? » ou la tape à l’arrachéeElle ne mâche pas ses mots, m’ matraque d’irrespect
Y-a l’état, les Rmistes, les « t’as qu’à taffer »Je n’ suis pas l’opportuniste qu’elle t’a bien brossé
Si t’es en bas, faut cravacher, t’as qu’à pas lâcherJ’en veux pas à ton blé, tout desséché
T’as pas connu ça, toi, l’envie d’empocher les patatesJe n’ai plus le choix et fais fi des idées spartiates
Etre a gauche, droite, face à la mer, loin des galèresJe m’ sauve car face à ta mère, rien n’est sincère
T’as pas connu ça, l’envie d’ t’en sortir, distribuer des patatesJe n’ai plus l’ choix, il est temps de partir, d’ soigner mes stigmates
Des gauches, des droites avec un air patibulaireJ’exauce, je ploie mais reste fière la roturière


Face à la merFace à ta mère
J’aurais dû grandirJ’aurais dû agir
Face contre terreFace à ton père
J’aurais dû mourirJ’aurais dû lui dire
Je me relèveCe jeu m’énerve
Je prends mon dernier verreJe sens qu’ j’ vais changer d’air


Tous deux la même dalleTous deux invivables
Et tous deux déçusEt tous deux imbus


Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite
Face à la merFace à ta mère
C’est toi qui résisteC’est moi l’arriviste
Face contre terreFace à ton père
Ton nom sur la listeAu fond égoïste
De tout mon êtreSurtout un être
Cité à comparaîtreCité à disparaître


C’est l’histoire de cette plume qui s’étouffe dans l’ goudronLe pouvoir d’une brune qui esbroufe sous ambition
D’cette matière grise dont l’ pays n’a pas fait acquisitionSes manières grisent notre vie, infectent comme du poison
On s’ relève, on repart à fond, on vise l’ PanthéonElle enlève d’un regard profond nos intimes convictions
J’en place une à ceux qui en ont, qui rêvent consécrationQu’on fasse part de nos intentions, qu’on ai bénédiction
La dalle, la gnack, je l’ai comme mes potes l’ontElle râle, attaque, nous assomme d’objections
On veut toucher le ciel étoilé sans baisser l’ pantalonElle veut renier son fils aimé si tant est qu’ je porte son nom
Trop peu bonnes fées et trop de CendrillonsElle ordonne et met trop de pression
Calo - Passi, deux, zéro, zéro, quatre, actionC’est trop petit.. il faut que je m’écarte des cons


Face à la merFace à ta mère
J’aurais dû grandirJ’aurais dû rugir
Face contre terreFace à ton père
J’aurais dû mourirJ’aurais dû bondir
Je me relèveJe le regrette
Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite


Tous deux la même dalleTous deux exécrables
Et tous deux déçusEt tous deux obtus


Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite


Tous deux la même dalleTous deux détestables
Et tous deux déçusEt tous deux obtus


Je prends mon dernier rêveLe vent tourne en défaite


On ne choisit ni son origine, ni sa couleur de peauJe ne renie ni mes origines, ni mes valeurs de pauvre
Comme on rêve d’une vie de château, quand on vit l’ ghettoUn problème, plus qu’un défaut qui salit son niveau
Naître l’étau autour du cou comm’ Cosette pour HugoMes idéaux toujours dessous, comme suspecte, on me jauge
Etre en treillis dans l’ conflit et prier le très HautEtre au défi dans l’ conflit et peser tous ses mots


Fils du CONGO, cette haine j’ai auFils d’une vieille aristo sans gêne fait au
MICRO, j’ai le poids des motsMépris, au culot, foi de chameau


Face à la merElle étouffe nos désirs
On veut tous grandirJ’ai chaud, j’ me tire
Calo - PassiTrop jeune pour subir
Trop jeunes pour mourir




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