Danser l'enivre

Auteur : Paradoxale 36
parodie de Il changeait la vie de Jean-Jacques Goldman
    


C’était un cordonnier, sans rien d’ particulierC’était l’enfant pionnier, le prince du métier
Dans un village dont le nom m’a échappéSur son visage poupon, les traits de sa lignée
Qui faisait des souliers, si jolis, si légersDans la sévérité se construit un succès
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porterSi petit qu’il était, la tâche lui incombait..


Il y mettait du temps, du talent et du cœurIl y mettait du temps, du talent et du cœur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heuresAinsi passe sa vie auprès des frères et sœurs
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesEt loin de jeux de cour où se font les amis
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiIl s’entraîne chaque jour, pour se faire un nouveau style
Il changeait la vieEt changer sa vie !


C’était un professeur, un simple professeurIl avait professeur, le décevoir l’apeure
Qui pensait que savoir était un grand trésorIl savait que sa gloire naîtrait de ses efforts
Que tous les moins que rien n’avaient pour s’en sortirIl avait moins que rien et devait réussir
Que l’école et le droit qu’a chacun de s’instruireMais s’étiole l’innocence de ce gamin qu’on prive


Il y mettait du temps, du talent et du cœurIl y mettait du temps, souvent de la rigueur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heuresMais son acharnement a rayé sa fraîcheur
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesArrivant dans la cour des grands de cette vie
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiFait surface chaque jour tous les contes qu’ils ont omis
Il changeait la vieEnchantent sa vie !


C’était un p’tit bonhomme, rien qu’un tout p’tit bonhommeIl fait des pas synchrones au rythme du métronome
Malhabile et rêveur, un peu loupé en sommeCe fragile rêveur devenu une icône
Se croyait inutile, banni des autres hommesSe voyait à l’affiche au prix de sa personne
Il pleurait sur son saxophoneMais il pleure ses années friponnes


Il y mit tant de temps, de larmes et de douleursIl a mit tant de temps, de larmes et de douleurs
Les rêves de sa vie, les prisons de son cœurC’est un être appauvri des saisons de candeur
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesEteint dans ce parcours d’exigences à tout prix
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses crisEgaré sur le retour, il essouffle son physique
Il changeait la vieMais danser l’enivre !
Il changeait la vieEt chanter l’enivre !
Il changeait la vieEnchantez sa vie !

Pour changer sa vie !




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