| Qu’on me donne l’obscurité puis la lumière | Qu’on me donne facilités dans les affaires |
| Qu’on me donne la faim, la soif, puis un festin | Qu’on me solde demain, mes choix et mon destin |
| Qu’on m’enlève ce qui est vain et secondaire | Qu’on prélève le besoin, que le nécessaire |
| Que je retrouve le prix de la vie, enfin ! | Que je découvre le prix de la vie, demain ! |
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| Qu’on me donne la peine pour que j’aime dormir | Qu’on me donne le barème, que je gère l’avenir |
| Qu’on me donne le froid, pour que j’aime la flamme | Que la somme que je dois ne dilapide l’épargne |
| Pour que j’aime ma terre, qu’on me donne l’exil | Pour qu’ je gère l’impair, qu’on me donne une prime |
| Et qu’on me renferme un an pour rêver à des femmes ! | Qu’on me rémunère l’instant d’essuyer mes larmes |
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| On m’a trop donné bien avant l’envie | On m’a trop versé de vent et d’ennuis |
| J’ai oublié les rêves et les « merci » | J’ai financé les trêves et les amis |
| Toutes ces choses qui avaient un prix | Toutes ces choses qui n’avaient de prix |
| Qui font l’envie de vivre et le désir | J’économise de vivre pour m’investir |
| Et le plaisir aussi | Dans l’empire des profits |
| Qu’on me donne l’envie | Qu’on me donne le prix |
| L’envie d’avoir envie | Le prix de cette vie |
| Qu’on allume ma vie ! | Qu’on m’effectue devis |
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| Qu’on me donne la haine pour que j’aime l’amour | Que la somme de ma peine soit le germe de l’amour |
| La solitude aussi pour que j’aime les gens | Un pécule de permis pour qu’ j’achète la chance |
| Pour que j’aime le silence, qu’on me fasse des discours | Pour qu’ je gère mes dépenses, que l’enchère soit recours |
| Et toucher la misère pour respecter l’argent ! | Et toucher un salaire pour acheter sentiments ! |
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| Pour que j’aime être sain, vaincre la maladie | Pour que j’adhère au gain, craindre les débits |
| Qu’on me donne la nuit pour que j’aime le jour | Qu’on m’assomme de défis, pour qu’ je gère bravoure |
| Qu’on me donne le jour pour que j’aime la nuit | Qu’on me donne le coût des galères de la vie |
| Pour que j’aime aujourd’hui, oublier les « toujours » ! | M’exonère des conflits, m’indemniser d’humour |
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| On m’a trop donné bien avant l’envie | On m’a fait payer l’impôt d’inepties |
| J’ai oublié les rêves et les « merci » | J’ai dissipé mes rêves en veulerie |
| Toutes ces choses qui avaient un prix | Toute la prose qui fait fantaisie |
| Qui font l’envie de vivre et le désir | Les fonds gratuits qui privent du désir |
| Et le plaisir aussi | Et des sourires d’autrui |
| Qu’on me donne l’envie | Qu’on me donne le prix |
| L’envie d’avoir envie | Le prix de cette vie |
| Qu’on allume ma vie ! | Une fortune d’envies |
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| On m’a trop donné bien avant l’envie | Comme un trésorier, l’argent me défie |
| J’ai oublié les rêves et les « merci » | J’acquiers rabais sur des rêves en crédit |
| Toutes ces choses qui avaient un prix | Cherche les promos sur tous les plaisirs |
| Qui font l’envie de vivre et le désir | Toutes les remises pour vivre au grand sourire |
| Et le plaisir aussi | Je soutire les produits |
| Qu’on me donne l’envie | Qu’on me donne le prix |
| L’envie d’avoir envie | Le prix de cette vie |
| Qu’on allume ma vie ! | Qu’on me donne un devis |
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| Qu’on me donne l’envie | Qu’on me donne le prix |
| L’envie d’avoir envie | Le prix de cette vie |
| Qu’on allume ma vie ! | Une fortune d’envies |
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