Aux abois

Auteur : Paradoxale 36

parodie de Devant soi de Mylène Farmer
    




Il a bu dans le cours d’un ruisseauRevenu de la guerre en lambeaux
Parcouru les montagnes et le bourgIl a cru les revoir au retour
Il a vu dans vos yeux tant de haineIl a vu dans ses yeux tant de peine
Qu’il s’est cru, un instant, plus le mêmeQu'il l'a su innocente l'instant même


Il a pris des chemins solitairesElle perdit les gamins dans l' mystère
Privé d’os comme un chien qui se terreElle endosse la démence meurtrière
Il s’est mis à pleurer comme on aimeIl s'est mis à l'aimer dans l'obscène
Continué à prier quand mêmeIl voulait tant veiller sur elle


C’est devant soi, qu’il faut se voirC'est aux abois et dans le noir
La vie n’est pas toujours ce que l’on croitLeurs cris resterons sourds au fond des bois
C’est devant soi, que je veux vivreC'est aux abois qu'ils vont mourir
J’ai devant moi beaucoup de vies et de riresIl n'y a pas de loups ici, à leurs dires


C’est devant soi, qu’il faut se voirC'est aux abois, au désespoir,
La vie n’est pas toujours se chemin droitLeurs vies flotteront gourdes dans l'écrin froid
Le vent me dit quand vient le noirPauvre Catherine n'est qu'une tare
J’ai devant moi beaucoup de vies et d’espoirsCette enfant voit des loups, mais qui peut la croire ?!


Il a vu les loups surgir du boisElle a vu les loups surgir du bois
Suspendu aux branches de vos loisSuspendue aux branches d'un arbre
Il a perdu l’amour, deux étoilesElle est rev' nue de l'inexplicable
Qui brillaient dans son cœur qui se voileSous l'aspect intérieur de coupable


Il a compris quand gorge se serreLes débris des sucres d'orge à terre
Que la vie ouvre la porte à l’enferDéval' ront jusqu'aux portes de l'enfer
Et là-haut un faucon se déploieGiorgino n'est que l'ombre de soi
Qui protège son nom, son choixQui protège l'ombre d'une proie


C’est devant soi, qu’il faut se voirC'est dans le froid du purgatoire
La vie n’est pas toujours ce que l’on croitQue vit si peu d'amour et tant d'effroi
C’est devant soi, que je veux vivreY a pas le choix que de survivre
J’ai devant moi beaucoup de vies et de riresC'est aux abois que tous ici, vont s'enfuir !


C’est devant soi, qu’il faut se voirLes enfants s' noient, il est trop tard
La vie n’est pas toujours se chemin droitLeurs cris flotteront gourds dans l'écrin froid
Le vent me dit quand vient le noirDe Sainte-Lucie, tu ne repars
J’ai devant moi beaucoup de vies et d’espoirsDes villageois tous fous d'envies et d'espoirs !


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