| Grande fête au château, il y a bien longtemps | Se répète en écho depuis la nuit des temps |
| Les belles et les beaux nobliaux, noble sang | Entre ciel et terre évoluent nos enfants |
| De tout le royaume, on est venu dansant | Le règne des hommes, ces animaux pensants |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent, ainsi est le monde |
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| Grande fête au Rameaux et Manon à seize ans | Un être innocent, tu seras en naissant |
| Servante en ce château comme sa mère avant | Pureté d’un enfant abîmée, grandissant |
| Elle porte les plateaux lourds à ces mains d’enfant | A ta porte bientôt, la haine, l’amour, frappants |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde |
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| Le bel uniforme, oh, le beau lieutenant | Et tous les royaumes, sont pourvus d’un régent |
| Différent des hommes d’ici, blond et grand | Ecrasant l’homme petit pour faire place au grand |
| Le sourire éclatant d’un prince charmant | Acquérir, l’exaltant, devient conquérant |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait le monde |
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| Redoublent la fête et les rires et les danses | On trouve l’inverse de chaque chose, chaque sens |
| Manon s’émerveille en remplissant les panses | Le bon, le mauvais ou le noir et blanc |
| Le bruit, les lumières, c’est lui qui s’avance | Le paradis, l’enfer, ici, on se demande |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent, ainsi fait ce monde |
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| En prenant son verre auprès d’elle, il se penche | Dans la paix ou la guerre l’éternel contemple |
| Lui glisse à l’oreille en lui frôlant la hanche : | Il glisse conseils que personne n’entend |
| « Tu es bien jolie » dans un divin sourire | L’humain est un esprit que les divins défient |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent ainsi dans ce monde |
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| Passent les années dures et grises à servir | Passent les années de convoitise, de plaisir |
| Une vie de peine et si peu de plaisirs | Nos esprits s’emmêlent dans l’erreur incomprise |
| Mais ce trouble là brûle en ses souvenirs | Dans ces troubles là, bâtir un avenir |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde |
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| Elle y pense encore et encore et toujours | On avance dans l’essor de l’effort de toujours |
| Les violons, le décor et ses mots de velours | L’invention, du ressort des hommes trop sourds |
| Son parfum, ses dents blanches, les moindres détails | Le destin, ou la chance, sont au gouvernail |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde |
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| En prenant son verre auprès d’elle, il se penche | Mendiant ou prospère depuis la nuit des temps |
| Lui glisse à l’oreille en lui frôlant la hanche : | Triste ou rayonnant, les sentiments, l’argent |
| Juste quatre mots, le trouble d’une vie | Se répète l’écho des troubles de nos vies |
| Juste quatre mots qu’aussitôt, elle oublie | Se répète l’écho, aussitôt reproduit… |
| Tournent les vies ho, tournent et s’en vont | Tournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont, |
| Tournent les violons | Tournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde |
| Elle y pense encore et encore et toujours | Ne pouvant changer ce monde de toujours |
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