Ainsi tourne le monde

Auteur : Paradoxale 36
parodie de Tournent les violons de Jean-Jacques Goldman
    


Grande fête au château, il y a bien longtempsSe répète en écho depuis la nuit des temps
Les belles et les beaux nobliaux, noble sangEntre ciel et terre évoluent nos enfants
De tout le royaume, on est venu dansantLe règne des hommes, ces animaux pensants
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent, ainsi est le monde


Grande fête au Rameaux et Manon à seize ansUn être innocent, tu seras en naissant
Servante en ce château comme sa mère avantPureté d’un enfant abîmée, grandissant
Elle porte les plateaux lourds à ces mains d’enfantA ta porte bientôt, la haine, l’amour, frappants
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde


Le bel uniforme, oh, le beau lieutenantEt tous les royaumes, sont pourvus d’un régent
Différent des hommes d’ici, blond et grandEcrasant l’homme petit pour faire place au grand
Le sourire éclatant d’un prince charmantAcquérir, l’exaltant, devient conquérant
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent, ainsi fait le monde


Redoublent la fête et les rires et les dansesOn trouve l’inverse de chaque chose, chaque sens
Manon s’émerveille en remplissant les pansesLe bon, le mauvais ou le noir et blanc
Le bruit, les lumières, c’est lui qui s’avanceLe paradis, l’enfer, ici, on se demande
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent, ainsi fait ce monde


En prenant son verre auprès d’elle, il se pencheDans la paix ou la guerre l’éternel contemple
Lui glisse à l’oreille en lui frôlant la hanche :Il glisse conseils que personne n’entend
« Tu es bien jolie » dans un divin sourireL’humain est un esprit que les divins défient
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent ainsi dans ce monde


Passent les années dures et grises à servirPassent les années de convoitise, de plaisir
Une vie de peine et si peu de plaisirsNos esprits s’emmêlent dans l’erreur incomprise
Mais ce trouble là brûle en ses souvenirsDans ces troubles là, bâtir un avenir
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
Elle y pense encore et encore et toujoursOn avance dans l’essor de l’effort de toujours
Les violons, le décor et ses mots de veloursL’invention, du ressort des hommes trop sourds
Son parfum, ses dents blanches, les moindres détailsLe destin, ou la chance, sont au gouvernail
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde


En prenant son verre auprès d’elle, il se pencheMendiant ou prospère depuis la nuit des temps
Lui glisse à l’oreille en lui frôlant la hanche :Triste ou rayonnant, les sentiments, l’argent
Juste quatre mots, le trouble d’une vieSe répète l’écho des troubles de nos vies
Juste quatre mots qu’aussitôt, elle oublieSe répète l’écho, aussitôt reproduit…
Tournent les vies ho, tournent et s’en vontTournent les vies ho, tournent les vies, elles tournent et s’en vont,
Tournent les violonsTournent les vies, elles tournent ainsi dans le monde
Elle y pense encore et encore et toujoursNe pouvant changer ce monde de toujours




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