Les lilis

Auteur : Paradoxale 36
parodie de Le zizi de Pierre Perret
    



Afin de nous ôter nos complexesAfin d’ parler aut’ e chose que du sexe
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
On nous donne des cours sur le sexeVous crayonne les courbes des reliefs
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
On apprend la vie secrèteIl y en a pas de pareil
Des angoissés d' la bébêteCes sommets sont des merveilles
Ou de ceux qui trouvent dégourdiIl y a ceux qu’on amplifie
De montrer leur bigoudiPour donner rebondi
Une institutrice très sympathiqueDes attributs quasi symétriques
Nous en explique toute la mécaniqueDes authentiques à ceux en plastique


Elle dit nous allons planter le décorIls se dessinent sous diverses formes
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
De l'appareil masculin d'abordComm’ une poire ou tout rond comme une pomme
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Elle s'approche du tableau noirIls accrochent quelques regards
On va p' têt' enfin savoirIls ont p’ tête quelques pouvoirs
Quel est ce monstre sacré Quels sont ces monts sacrés
Qui a donc tant de pouvoirAux aspects évocatoires
Et sans hésiter elle nous dessineParticularité féminine
Le p'tit chose et les deux orphelinesCes deux choses charment la gent masculine


Tout tout toutTout, tout, tout
Vous saurez tout sur le ziziVous saurez tout sur les lilis
Le vrai, le fauxLes vrais, les faux
Le laid, le beauLes laids, les beaux
Le dur, le mouLes durs, les mous
Qui a un grand couQui r’ gardent les g’ noux
Le gros touffuLes gros tendus
Le p'tit jouffluLes p’ tits menus
Le grand ridéLes décolletés
Le mont peléQui sont refaits
Tout tout tout toutTout, tout, tout
Je vous dirai tout sur le ziziJ’ vous dirais tout sur les lilis


Des zizis y'en a d'toutes les couleursDes lilis, y’ en a d’ toutes les couleurs
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Des boulangers jusqu'aux ramoneursDes regonflés plus beaux en teneur
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
J'en ai vu des impusilfsQui n’ont plus besoin d’ soutif
Qui grimpaient dans les calcifsQui se tiennent droits comme des ifs
J'en ai vu de moins voracesY en a qui sont plus que flasques
Tomber dans les godassesVictimes du temps qui passe
C'ui d'un mécanicien en détresseCeux qui ont un maintien en souplesse
Qui a jamais pu réunir ses piècesQui éveillent le désir des caresses


Y a le zizi tout propre du blanchisseurDes lilis parc-choc inovateur
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Celui qui amidonne la main de ma sœurRemplis de silicone suspenseur
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
J'ai vu le zizi d'un curéPlus d’ lilis pour la tétée
Avec son p'tit chapeau violetDes lolos privés de lait
Qui juste en pleine ascensionRemplacé par un flacon
Fait la génuflexionQu’on appelle le biberon
Un lever de zizi au crépusculeDes bonnets d’ lilis si minuscules
Et celui du pape qui fait des bullesAdéquates pour donner du volume


Le zizi musclé chez le routierLes lilis percés de la mémé
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Se reconnaît à son gros col rouléQu’ les corsets ont bien laissé tomber
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
J'ai vu le zizi affolantDes soutien-pis pigeonnants
D'un trapéziste ambulantDes gadgets si bluffants
Qui apprenait la barre fixe à ses petits-enfantsQu’on ne pourrait se douter qu’il n’y a rien dedans
L'alpiniste et son beau pic à glaceL’esthétique, le beau prend une grande place
Magnifique au-dessus des Grandes JorassesUne éthique qui veut qu’on les refasse


J'ai vu le grand zizi d'un p'tit bedeauDes obus géants comme un fardeau
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Qui sonne l'angélus les mains dans le dosQu’on réduit parce qu’ils bousillent le dos
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Celui d'un marin bretonIl y a du monde au balcon
Qui avait perdu ses pomponsQui attirent tous les garçons
Et celui d'un juif cossuDes bouts de tétines pointues
Qui mesurait le tissuY en aurait mêm’ des poilues
Celui d'un infirmier d'ambulanceIls sont frappés d’ ressemblance
Qui clignotait dans les cas d'urgenceDans une variété d’ différence




J'ai vu le p'tit zizi des aristosJ’ai vu des p’ tits lilis qui poussaient
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
Qui est toujours au bord de l'embargoDes œufs sur le plat, le jaune crevé
Ô gué, ô guéO gué, ô gué
J'ai roulé de la pâtisserieDes nénés tombent dans l’oubli
Avec celui de mon mariSous un aspect (bien) défleuri
Avec celui d'un ChinoisIls sont ceux qu’on ne veut pas
J'ai même cassé des noixOn aime ceux qui sont gras
Avec un zizi aux mœurs incertainesTous ces lilis qu’il faut qu’on soutienne
J'ai même fait des ris de veau à l'ancienneOn les mets au plus haut de la scène






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