Sauvez-nous la vie (Solidarité Japon)

Auteur : Jielgeai
parodie de Il changeait la vie de Jean-Jacques Goldman
Date : 2011
    


C'était un cordonnier, sans rien d'particulierC'était une jolie plage, faite de sable fin
Dans un village dont le nom m'a échappéUne plage infinie, une plage, un matin
Qui faisait des souliers si jolis, si légersOn s’y baignait souvent. Les femmes et les enfants
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porterSans attendre l’été y venaient en chantant.


Il y mettait du temps, du talent et du cœurQuand, soudain, une vague, plus grande qu’un géant,
Ainsi passait sa vie au mileu de nos heuresPlus grande qu’une ville, plus forte que l’ouragan,
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesA détruit pour toujours, a détruit nos amis.
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiEt le peu de gens qui restent, sur cette plage nous crient :
Il changeait la vieSauvez-nous la vie !


C'était un professeur, un simple professeurC’était une centrale, une belle centrale
Qui pensait que savoir était un grand trésorQui donnait du courant à des millions de gens
Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortirIls avaient la lumière, ils avaient le chauffage
Que l'école est le droit qu'a chacun de s'instruireC’était en 2011, bien loin du Moyen Age


Il y mettait du temps, du talent et du cœurIl y eut une fissure, un genre de tremblement
Ainsi passait sa vie au mileu de nos heuresUne petite blessure, sur le flanc du géant
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesMais loin des beaux discours, des grandes théories
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiUn peu plus, jour après jour, cette centrale fuit.
Il changeait la vieSauvez-nous la vie !


C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhommeC’était un petit nuage, un nuage tout blanc
Malhabile et rêveur, un peu loupé en sommeQui apportait d’la neige pour les petits enfants.
Se croyait inutile, banni des autres hommesIl volait dans le ciel, au dessus du Japon
Il pleurait sur son saxophoneIl était tout joufflu, comme eux, il sentait bon.


Il y mit tant de temps, de larmes et de douleurMais il a respiré une fumée bizarre
Les rêves de sa vie, les prisons de son cœurLe genre de fumée qui vient de nulle part.
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesIl s’est mis à tousser et, à présent on prie.
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses crisToute cette neige qui tombe, elle nous ensevelit !
Il changeait la vieSauvez-nous la vie !




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