J'en ai suivi, j'en ai connu des filles

Auteur : J.C. Scribe
parodie de Si on pouvait arrêter les aiguilles de Berthe Sylva
Date : 13 juillet 2016
    



Comme tout un chacun sur cette terre
J'ai souvent pris le bateau pour Cythère
La tête et le cœur à feu et à sang,
Déglingués par le regard caressant
D'une nana souvent plutôt gironde
Qui m'invitait à entrer dans sa ronde,
Pour vivre alors des instants de folie
Sans réfléchir plus avant dans son lit,

J'en ai suivi, j'en ai connu des filles,
Que je prenais à chaque fois ravi,
Comme une aubaine, un cadeau de la vie,
Sans jamais résister à mes envies,
Un peu dans toutes les catégories,
De la fleur bleue à la vamp en furie,
Et bien des fois je me suis fait avoir
Car la plupart possédaient le pouvoir
De m'emmerder sans même le savoir,
Mais je les ai toutes aimé ces filles !

Peut-être un peu trop rêveur, trop docile,
J'en ai marié deux, comme un imbécile,
Deux mauvais choix, et qui m'ont en chemin
L'une après l'autre claqué dans les mains,
Mais chaque fois, pour contrer ma panique,
Il m'est resté un réconfort unique,
Qui vous requinque et puis qui vous défend
De lâcher prise, à savoir un enfant,

J'en ai serré, j'en ai connu des filles,
Je vous l'ai dit, à chaque fois ravi,
A peu près deux douzaines dans ma vie
Je n'ai donc pas été trop mal servi,
Bon an, mal an, j'ai fait quelques trouvailles
Qui ont su me combler, vaille que vaille,
Juste le temps d'écrire une chanson,
Ou de prendre un sursaut pour un frisson,
Et puis on se séparait sans façons,
Mais je les ai toutes aimé ces filles !

J'en ai connu des minces et des rondes,
Des intellos, des cervelles d'arondes,
Et quelques unes tellement rusées
Qu'elles m'ont fait moins baiseur que baisé :
C'est la rançon de ces amours volages,
Dont on raffole à l'heure du bel âge,
Sans se tracasser, l'essentiel étant
De ne rien regretter de ce bon temps,

J'en ai frotté, j'en ai connu des filles,
En leur expliquant avec conviction
Que l'amour est une récréation
Qui doit se vivre sans complications,
Lors du genre Cendrillon à Peggy
La cochonne qui vous laisse groggy,
J'ai vu de tout dans mes nuits agitées,
Et même si parfois j'ai dégusté
Je n'ai pas envie de me lamenter,
D'avoir naguère tant aimé les filles !


Les précisions de l'auteur sur cette parodie :

De la même manière qu'on ne peut pas prétendre qu'on connait Voltaire de A à Z, sous prétexte qu'on a lu "Akakia" et "Zadig", on ne peut pas non plus affirmer qu'on sait tout de l'amour pour avoir eu la chance, au fil de ses rencontres, de connaitre un jour Annick et un autre Zohra... On a tout au plus appris à faire le grand écart, hihihihi !

Ni se réclamer d'un exploit hors normes le jour où on a baisé Fanny car la chose est courante chez les pétanqueurs !

Le mieux à faire, à mon humble avis, dès lors qu'on a pu, et su profiter de sa vie en temps utiles c'est de ne rien regretter sous ses cheveux blancs !




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