Les mains

Auteur : J.C. Scribe
parodie de Les seins de Pierre Perret
Date : 13 mai 2016
    



Un coup de main furtif peut entrainer des suites,
Quelques complications et même des poursuites,
Voire engendrer un vrai branle-bas de combat,
Dès lors qu'il atterrit vraiment un peu trop bas,
Ou couter quelquefois à quelque turlupin
En rut de ramasser en retour un beau pain,
Car il ne manque pas de vieux libidineux
Qui finissent coincés dans de vrais sacs de noeuds,

Il y a tellement de mains qu'on
Retrouve attachée au bras d'un con,
Qui bave dès qu'une femme à du monde au balcon,
En virant d'un coup au rubicon,
Il y a tant de mains de lourdauds
Qui ne domptent pas leur libido,
Qu'ils soient de droite ou de gauche, ou encore écolos,
Ils sont tous du parti des salauds,

Ceux là sont les premiers quand la presse tartine
Autour de leurs sales manières libertines
A parler d'indécence en traitant de pervers
Le fin limier du coin qui a tout découvert,
En refusant bien sûr de passer à confesse
Même s'ils ont souvent martyrisé des fesses,
D'autant disent d'aucuns, d'un air très convaincu,
Qu'on ne meurt pas de se prendre une main au cul,

Il y a tant de mains de cochons
Qui se montent un peu le bourrichon
On sait même des malins qui avançaient leurs pions
En massant gentiment des arpions,
Il y a tant de mains de pourceaux
Balladeuses qui vont à l'assaut
Des filles de leur parti en pleine discussion
En promettant des augmentations,

J'en ai vu dans ma vie des mains de toutes races,
Des velues, des tordues, des dingues, des voraces
Et des spécialisées dans le touche pipi,
Qui du soir au matin tripotent sans répit
Ignorant la décence et ses prudes barrières,
Dès qu'elles voient soudain frétiller un derrière,
Des mains dans les couloirs de vieux boucs frémissants
Qui tâtent volontiers quelque chose en passant,

Il est tant de mains de vieux croutons
Qui croient que pour un coup de piston
Ils vont pouvoir sans forcer et sans prendre de gants
Se taper des petits lots fringants,
Il est tant de main de vieux matous
Qui jouent volontiers les risque-tout,
En pensant qu'ils ont le droit de cuissage partout,
Et qu'il peuvent donc toucher à tout,
Et qu'il peuvent donc toucher à tout,
Et qu'il peuvent donc toucher à tout, à tout !


Les précisions de l'auteur sur cette parodie :

Comme j'adore ce petit bijou de Pierre Perret je n'ai pas résisté à l'envie que j'ai eu tout à coup de poser, en quelque sorte, mes mains sur ses seins, pour évoquer en chanson les tripotages de certains pékins qui se croient tout permis, et qui font parfois les unes de l'actualité : ainsi, "Les seins" sont devenus "les mains", tout naturellement, tant il est vrai que les deux font quand même souvent bon ménage...

Naturellement, il va sans dire, et ça va encore tellement mieux en le disant, que toute ressemblance avec des personnes ou des faits, existants ou ayant existé, ne peut relever que de la pure coincidence.




Une autre parodie est répertoriée pour Les seins de Pierre Perret :





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