Il changeait d'avis

Auteur : Ghis Le rimeur
parodie de Il changeait la vie de Jean-Jacques Goldman
    


C'était un cordonnier, sans rien d'particulierC'était un cordonnier, qu'était pas bien lun
Dans un village dont le nom m'a échappéDans un village qu'il serait bon d'ignorer
Qui faisait des souliers si jolis, si légersQui faisait des souliers si bouffis, si crottés
Que nos vies semblaient un peu moins lourdes à porterQue sa réputation devenait lourde à porter
Il y mettait du temps, du talent et du cœurIl ne mit pas longtemps, pour devenir tanneur
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heuresMais il a vite compris qu'il supporterais pas l'odeur
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesEt ça a tourné court, quand il a ouvert sa crèmerie
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiPuis je l'ai revu un jour, comme employer de mairie
Il changeait la vieIl changeait d'avis


C'était un professeur, un simple professeurC'était un professeur, un brin calculateur
Qui pensait que savoir était un grand trésorQui vivait un cauchemar à rabâcher Pythagore
Que tous les moins que rien n'avaient pour s'en sortirIl choisit le latin pour cesser ce martyr
Que l'école et le droit qu'a chacun de s'instruireMais l'école supprima l'option, il dû partir
Il y mettait du temps, du talent et du cœurProf de français à mi-temps, remplaçant à ses heures
Ainsi passait sa vie au milieu de nos heuresMais il eut rapidement la grammaire en horreur
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesPuis il donna des cours de physique-chimie
A sa tâche chaque jour, on pouvait dire de luiEt terminat son parcours comme prof de technologie
Il changeait la vieIl changeait d'avis


C'était un p'tit bonhomme, rien qu'un tout p'tit bonhommeC'était un p'tit bonhomme, armé d'un métronome
Malhabile et rêveur, un peu loupé en sommeVersatile et gaffeur, il jouait du trombone
Se croyait inutile, banni des autres hommesPuis trouvant ça futile, il pris un xylophone
Il pleurait sur son saxophoneIl galérait sur son saxophone
Il y mit tant de temps, de larmes et de douleurIl s'amusa un temps, sur son synthétiseur
Les rêves de sa vie, les prisons de son cœurTrèves de batterie, le violon quelle erreur
Et loin des beaux discours, des grandes théoriesIl fini par prendre des cours de gratte pour plaire au filles
Inspiré jour après jour de son souffle et de ses crisMais après une histoire d'un jour, prit un orgue de barbarie
Il changeait la vieIl changeait d'avis



C'était un député, sans parti attitr

Maire d'un village dont la dette a explosé

Il faisait des congrès, si polis, si proprets

Que l'on ne savait jamais de quel bord il était

Il employait son temps à cacher ses erreurs

Ainsi passait sa vie à tromper ses consœurs

Il appelait dans ses discours à voter Sarkozy

Puis l'a renié le grand jour pour Hollande et son parti

Il changeait d'avis




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