Les Français d'abord

Auteur : Eric et les Berniques
parodie de Les copains d'abord de Georges Brassens
    



Non, ce n'était pas le radeauNon ce n’était pas un cadeau
De la Méduse, ce bateauQui nous amuse ce salaud
Qu'on se le dise au fond des portsPour qu’on l’élise au nom des porcs
Dise au fond des portsLise au nom des porcs
Il naviguait en pèr' peinardY s’présentait en père Fouettard
Sur la grand-mare des canardsA l’élection du père Peinard
Et s'app'lait les Copains d'abordEt criait les Français d’abord
Les Copains d'abordLes Français d'abord


Ses fluctuat nec mergiturDiversité et ouverture
C'était pas d'la litteratureC’était pas sa littérature
N'en déplaise aux jeteurs de sortLui c’était la flamme tricolore
Aux jeteurs de sortLa flamme tricolore
Son capitaine et ses mat'lotsCe capitaine et ses mat'lots
N'étaient pas des enfants d'salaudsEtaient tous des enfants d’salauds
Mais des amis franco de portDes amis de Franco d’abord
Des copains d'abordDe Franco d'abord


C'étaient pas des amis de luxeC’étaient pas des amis de choix
Des petits Castor et PolluxMais des p’tits d’Adolf et d’Eva
Des gens de Sodome et GomorrheDes partisans d’la peine de mort
Sodome et GomorrheDe la peine de mort
C'étaient pas des amis choisisC’étaient pas des amis choisis
Par Montaigne et La BoetiePar les Noirs, les Jaunes ou les Gris
Sur le ventre ils se tapaient fortCar sur leurs ventres, ils tapaient fort
Les copains d'abordLes Français d'abord


C'étaient pas des anges non plusC’étaient pas des anges non plus
L'Évangile, ils l'avaient pas luL’Evangile, ils l’avaient revue
Mais ils s'aimaient tout's voil's dehorsEt ils semaient toute haine dehors
Tout's voil's dehorsToute haine dehors
Jean, Pierre, Paul et compagnieViolence, peur et compagnie
C'était leur seule litanieC’était leur seule litanie
Leur Credo, leur ConfiteorLeur crédo, leur confiteor
Aux copains d'abordLes Français d'abord


Au moindre coup de TrafalgarAu moindre coup de trafalgar
C'est l'amitié qui prenait l'quartC’est l’égoïsme qui prenait l’quart
C'est elle qui leur montrait le nordC’est lui qui leur montrait le nord
Leur montrait le nordLeur montrait le nord
Et quand ils étaient en détresseMais quand ils étaient en kermesse
Qu'leurs bras lancaient des S.O.S.Qu’leurs bras lançaient des signes SS
On aurait dit les sémaphoresOn aurait dit du sale folklore
Les copains d'abordLes Français d'abord


Au rendez-vous des bons copainsAu rendez-vous des bons français
Y avait pas souvent de lapinsY‘avait pas souvent d’immigrés
Quand l'un d'entre eux manquait a bordQuand l’un d’entre eux montait à bord
C'est qu'il était mortC'est qu'il était mort
Oui, mais jamais, au grand jamaisOui mais jamais, au grand jamais
Son trou dans l'eau n'se refermaitRester en France, ils n’les laissaient
Cent ans après, coquin de sortIls disaient les Arabes dehors
Il manquait encoreLes Français d'abord


Des bateaux j'en ai pris beaucoupDes salauds, j’en ai vu beaucoup
Mais le seul qu'ait tenu le coupMais le seul à qui j’tordrais l’cou
Qui n'ai jamais viré de bordPour qui jamais je n’virerai de bord
Mais viré de bordNe virerai de bord
Naviguait en père peinardSe présentait en père Fouettard
Sur la grand-mare des canardsA l’élection du père Peinard
Et s'app'lait les Copains d'abordEt criait les Français d’abord
Les Copains d'abordLes Français d'abord




Liste des 9 autres parodies répertoriées pour Les copains d'abord de Georges Brassens :





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