Tu n'es jamais qu'un PEGC

Auteur : Danlascie
parodie de Tu n'es jamais qu'un employé de Raoul De Godewarsvelde
    


A la maison neuf heures viennent de sonnerAU CES 9 heures viennent de sonner.
La maman gronde sin fils qui vient d'rentrerL’prlncipal gronde Léon qui vient d’rintrer.
Qui lui répond, il est pâle, un peu ivre :Qui lui répond, il est pâle, un peu ivre.
Quoi ! J'ai vingt ans, je m'amuse, je veux vivre !Quoi d’puis douze ans, je m’ amuse, je veux vivre.
La mère a peur ch'est pas la première foisPinpin a peur, c’est pas la première fois.
Qu'y rentre ainsi l'œil méchant l'air narquoisQu’il rintre ainsi l’œil méchant, l’air narquois.
Qui fréquente-il ? Sûremint des pas-grand-chosesQui inseigne—t—il ? suremint des pas—grand—chose.
Des mauvaises femmes peut-être in sont la causeD’ mauvais élèves peut—être en sont la cause.
Il faut agir, elle le sait orgueilleux,Il faut agir, il le sait orgueilleux.
Pour le punir elle lui dit : Malheureux !Pour le punir, il lui dit : malheureux...


Tu n'es jamais qu'un employéTu n’es jamais qu’ P E G C,
Un traîne-misère, un salariéUn traîne—misère, un salarié.
Malgré tes habits du dimancheMalgré tes habits du dimanche.
Tes joues rasées et tes mains blanchesTes joues rasées et tes mains blanches.
Pour jouer aux riches, il faut d'l'argentPour jouer au prof y faut d’ l’argent.
Si te veux sortir de tin rangSi te veux sortir de tin rang.
Sans devenir un rien qui vailleSans devenir un rien qui valle
Travaille !Travaille !


Eh ! Bien min grand t'es rare comme les bieaux joursEh bien min grand t’es rare comme les biaux jours.
Ta mère le soir t'enferme à double tour ?Madame Delchié t’inferme à double tours.
Et t'eut' laisses faire, t'as donc pas d'énergie ?Et teut’ laisse faire, t’a donc pas d’énergie.
Les vieux vois-tu, ça n'comprend pas la vieLes certifiées ça comprend pas la vie.
Gabie la blonde, une fille aux yeux bleusCathy la blonde, auxiliaire aux yeux bleus.
Vient l'imbrasser et les yeux dins les yeuxVient l’concerter, et les yeux din les yeux.
Li dit tout bas : Veux-tu d'moi pour maîtresse ?Li dit tout bas “veux-tu d’moi pour collègue.
Et t'auras tout, le luxe et la paresse.Et t’auras tout, les bons et puis mes prèpes.
Reste avec moi, et laisse dire les jalouxBosse avec moi, laisse dire les jaloux.
Si te t'en vas, si t'écoutes les fous :Si te n’veux pas, si t’écoute les fous...


Te resteras un employéTe resteras P E G C
Un traîne-misère, un salariéUn traine-misère, un salarié.
Malgré tes habits du dimancheMalgré tes habits du dimanche.
Tes joues rasées et tes mains blanchesTes joues rasées et tes mains blanches.
Si te veux vivre sins argent,Si te veux vivre sin z’argent.
Sins jamais sortir de ton rangSin jamais sortir de tin rang.
Pindint qu'les autes y font ripaillePîndant qu’les autes y font peau d’balle.
Travaille !Travaille !


Il est resté car il n'a pas vingt ansIl est resté car il est pas bohème.
Il joue aux courses, va dins les restaurantsFait d' l'Instruction , va dîn les quatrièmes.
Dins les dancings on l'appelle le bieau gosse.Din Les conseils in l’appelle Le big boss.
Mais y a des soirs cha fatigue la noceMais y-a des soirs ou ça fatigue les gosses,
Et pis un jour son cœur y est en émoiEt puis un jour sin cœur y—est-in émoi.
Il aperçoit un copain d'autrefoisIl aperçoit un collègue d’autrefois.
Bonjour ! Ca va ? et l'aute tourne la tête“Bonjour Philippe”, mais l’aute tourne la tête.
En li disant J'connais qu'des gins honnêtes !In li disant “et là, ch’est mi qui—inspecte”.
Il a compris, les larmes montent à ses yeuxIl a compris, les larmes montent à ses yeux.
Chez sa maman il court très malheureux.Chez sa collègue, il court très malheureux...


Je n'serai jamais qu'un employéJe ne suis que P E G C.
Un traîne-misère, un salariéMais je veux dev’nir un certifié.
Malgré min costume du dimancheMalgré mes habits du dimanche,
Mes joues rasées et pis mes mains blanches.Mes joues rasées et mes mains blanches.
Non j'veux pas ma vielle mamanMais j’veux pas ma pauvre Delchiè.
Que te rougisses de tin infant !Que te rougisse de tin Dolay.
Pour pas être un rien qui vaillePour ne pas être un rien qui valle.
J'travaille !J’ travaille




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