Les trois cloches

Auteur : Danlascie
parodie de Les trois cloches de Tina Arena
    


Village au fond de la valléeCollège au fond de la vallée
Comme égaré, presque ignoréComme égaré, presqu'ignoré
Voici qu'en la nuit étoiléeVoici qu'en ce début d'année
Un nouveau-né nous est donnéUn certifié nous est donné.
Jean-François Nicot il se nommeJean-François Granier, il se nomme
Il est joufflu, tendre et roséIl est joufflu, et bien coiffé
A l'église, beau petit hommeEn salle des profs, beau petit homme
Demain tu seras baptiséDemain il sera présenté.


Une cloche sonne, sonneLa sonnerie qui sonne, sonne,
Sa voix, d'écho en échoDu grand hall jusqu'au grenier,
Dit au monde qui s'étonne :Dit aux collègues qui s'étonnent,
C'est pour Jean-François NicotVoici Jean-François Granier.
C'est pour accueillir une âmeC'est pour accueillir, banane,
Une fleur qui s'ouvre au jourLe nouveau qui vient ce jour,
A peine, à peine une flammeEt qui tout déjà s'enflamme
Encore faible qui réclamePour bien préparer ses cours.
Protection, tendresse, amour


Village au fond de la valléeCollège au fond de la vallée,
Loin des chemins, loin des humainsLoin des copains, les parisiens,
Voici qu'après dix-neuf annéesVoici qu'à peine un an passé,
Cœur en émoi, le Jean-François( quel chaud latin ) le Jean-François,
Prend pour femme la douce ElisePrend pour collègue, et attitrée,
Blanche comme fleur de pommierMad'moiselle Sylvie Dieudonné.
Devant Dieu, dans la vieille égliseTous les jours, dans la p'tite salle grise,
Ce jour, ils se sont mariésIls n'arrètent pas de concerter


Toutes les cloches sonnent, sonnentEt la sonnerie sonne, sonne
Leurs voix, d'écho en écholeur joie jusqu'au pigeonnier
Merveilleusement couronnentIci personne ne s'étonne :
La noce à François NicotSylvie - Jean-François Granier.
Un seul cœur, une seule âmeUne seule prèpe, un seul cartable,
Dit le prêtre, et pour toujoursIls sont collègues pour toujours.
Soyez une pure flammeILs n'ont plus b'soin d'un p'tit âne
Qui s'élève et qui proclamePour descendre dans la cour . . .
La grandeur de votre amour


Village au fond de la vallée
Des jours, des nuits, le temps a fui
Voici qu'en la nuit étoilée
Un cœur s'endort, François est mort
Car toute chair est comme l'herbe
Elle est comme la fleur des champs
Epis, fruits mûrs, bouquets et gerbes
Hélas, tout va se desséchant


Une cloche sonne, sonne
Elle chante dans le vent
Obsédante et monotone
Elle redit aux vivants :
Ne tremblez pas, cœurs fidèles
Dieu vous fera signe un jour
Vous trouverez sous son aile
Avec la vie éternelle
L'éternité de l'amour




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