Le mal de vivre

Auteur : Chanteuse 54
parodie de Nul ne guérit de son enfance de Jean Ferrat
    


je me souviens de mon enfance
embrigadée chez les curés
faisant objet de l'abstinence
déjà à quatorze ans passés,
je n'avais droit qu'aux prières,
aux signes de croix répétés,
j'étais une enfant solitaire
et que fois désenchantée,
nul ne guérit du mal de vivre,
du mal de vivre,
nul ne guérit du mal de vivre,
mal de vivre.

et j'ai fait tourner en bourrique
ma mère qui m'a récupéré,
la pension n'était pas mon trip,
plusieurs fois je me suis sauvée.
je supportais mal la contrainte
et j'avais soif de liberté
et pour cela j'ai du enfreindre
les règles de la société,
nul ne guérit du mal de vivre,
du mal de vivre,
nul ne guérit du mal de vivre,
mal de vivre.

et j'ai commencé l'escalade,
de la vie de tous les jours
seule dans une chambre minable
je rêvais déjà à l'amour,
à celui qui m'emporterait
plus tard sur son cheval blanc,
bardée de soie et de dentelles,
qui me ferait de beaux enfants.
nul ne guérit du mal de vivre,
du mal de vivre,
nul ne guérit du mal de vivre,
mal de vivre.

je rêvais d'un travail facile
et surtout qui soit bien payé,
j'ai écumé toutes les usines
qu'il y avait dans ma contrée,
j'ai fait des rencontres indicibles
qui se sont mal terminées,
j'en garde un amer gout de cendres,
célibataire je suis restée.
nul ne guérit du mal de vivre,
du mal de vivre,
nul ne guérit du mal de vivre,
mal de vivre.

aujourd'hui à la soixantaine
le temps qui passe à pas de loup
m'a bien guéri de mes fredaines,
également de mon courroux,
j'ai bien encore de la colère
qui ressort de temps en temps
mais malgré tout je suis sereine
c'est tout ce qui compte après tout,
nul ne guérit du mal de vivre,
du mal de vivre,
nul ne guérit du mal de vivre,
mal de vivre.




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