Le faux pas minable

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de La java du diable de Charles Trenet
    


Un jour le diable fit une javaUn jour Guéant fit un faux-pas
Qu'avait tout l'air d'une mazurkaIl n'était pas seul dans ce cas
Valse à trois temps, il ne savait pasMais celui-là n' s'oubliera pas
Ce qu'il venait de composer làTant il démontre où l'on en est, là
Aussitôt la terre entièreLe parti majoritaire
Par cet air fut enchantéeCelui qu'on nomme UMP
Des dancings aux cimetièresA dépassé la frontière
Tout le monde la chantaitVoire les borgnes et
On la dansait à petits pasOn peut se permettre un faux-pas
Et bien souvent aux heures des repasPar négligence, abus d' vodka
Le Diable venait sur sa javaMais là, Guéant s' fait l'avocat
Frapper du pied dans les estomacsCorsé de ce que Marine elle a

Des petits malheurs vite commencèrentLa manœuvre apparaît fort claire
Car ce refrain de LuciferLe plan digne de Lucifer
Planait partout, tout de suite apprisMais certains dont moi ont compris
Circonvenant bien les espritsCe dont il semble s'agir ici
Vers la fin du mois de décembreCar les cinq cents signatures
Un député pris de courtMarine ne les aura pas
A la tribune de la ChambreEt voyez son imposture
Dit dans son discoursElle n'en veut pas
‘Un, deux, trois, quatre,‘Deux, trois, quatre cents,
Un, deux, trois, quatre,Deux, trois, quatre cents,
C'est mon programme est-ce qu'il vous plaît ?’Mais surtout pas plus, s'il vous plaît…’
A coup de fusil on dut l'abattreLaissant la place au président
Il expira au deuxième coupletMais visant nombre de députés

La salle Pleyel n'écoutait plusCe président, dont on n' veut plus
Des grands concerts, un seul lui plutQui n'a d' soutien qu' chez les moldus
Celui où le chef d'orchestre mêlaJoue sa dernière carte, là
Sebastien Bach et la javaGuéant n'a jamais fait de faux-pas
Ronde folle, ronde folleIl ne remplit que son rôle
Brusquement un grand acteurC'est en fait un grand acteur
Au beau milieu de son rôleMêm' s'il n'est pas vraiment drôle
Trahit son auteur...Il suit son auteur...
‘Un, deux, trois, quatre’Réfléchissez, c'est très facile
Ah quelle pagaille dans le théâtreMarine et Sarko ont un deal
Les spectateurs montèrent sur scèneJe te permets d'être président
L'œil en fureur et le geste obscèneEt toi tu m'ouvres le Parlement

Au-delà des mers ce fut bien pireCette politique du pire
Le mal gagna, c'est trop affreuxEn y songeant, c'est bien affreux
Il lui fallait pour son empireMais pour conserver leur empire
Jusqu'au pôle Nord et la Terre du FeuCertains sont prêts à mettre le feu
Mais le plus terrible ravagePour sauver les avantages
Fut dans le monde des banquiersDes riches et des banquiers
Où la grande java sauvageEt rejeter les ‘sauvages’
Fit des victimes par milliersVenant en France par milliers
‘Un, deux, trois, quatreIl faut se battre
Un, deux, trois, quatre’Il faut se battre
Hurlaient New York et ChicagoScandaient la Marine et Sarko
L'or se vendit au prix du plâtreContre l'immigration des pâtres
Et le cigare au prix du mégotVenant de Hongrie ou du Togo

Puis un jour tout devint tranquilleCette alliance bien tranquille
On n'entendit plus de javaSecret d'État d'Nicolas
Dans les champs et dans les villesTrompa bien des imbéciles
Savez-vous pourquoi ?Mais ni vous ni moi
Parce que le Diable s'aperçutParce que dès lors qu'on l'aperçut
Qu'il ne touchait pas de droits d'auteurNotre nez en sentit l'odeur
Tout ça c'était de l'argent de foutuEt même si c'était bien foutu
Puisqu'il n'était même pas éditeurOn n'est pas tous des enfants de chœur
Tout ça c'était de l'argent de foutuEt même si c'était bien foutu
Puisqu'il n'était même pas éditeurOn n'est pas tous des enfants de chœur

Allez, remportons notre musiqueAllez, tant pis pour la politique
Et retournons en enferAllons faire des affaires




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