Le revenant

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le testament de Georges Brassens
    


Je serai triste comme un sauleJ'ai rêvé que Charles de Gaulle
Quand le Dieu qui partout me suitParmi les vivants revenait
Me dira, la main sur l'épauleDans sa tombe, c'était peu drôle
‘Va-t'en voir là-haut si j'y suis’De si souvent se retourner
Alors, du ciel et de la terreEn entendant dire, peuchère
Il me faudra faire mon deuilQu'il inspirait encore l'action
Est-il encor debout le chêneOu la pensée majoritaire
Ou le sapin de mon cercueilDes Sarkozy ou des Fillon

S'il faut aller au cimetièreCar que reste-t-il de son œuvre
J'prendrai le chemin le plus longSinon simplistes préjugés
J'ferai la tombe buissonnièreSemble peu digne la manœuvre
J'quitterai la vie à reculonsJe vais vous laisser en juger
Tant pis si les croqu'-morts me grondentQuand la droite le récupère
Tant pis s'ils me croient fou à lierHéritière autoproclamée
Je veux partir pour l'autre mondeCela prouve qu'elle n'a guère
Par le chemin des écoliersDe mémoire ou de dignité

Avant d'aller conter fleuretteIl servait notre Marianne
Aux belles âmes des damnéesDans une humble simplicité
Je rêv' d'encore une amouretteFoin de la Croisette et de Cannes
Je rêv' d'encor m'enjuponnerÀ Brégançon passait l'été
Encore un' fois dire: ‘Je t'aime’Ses timbres, il les payait lui-même
Encore un' fois perdre le nordQuand il répondait aux courriers
En effeuillant le chrysanthèmeJe n'abuserai pas du thème
Qui est la marguerite des mortsJuste pour que vous compariez

Dieu veuill' que ma veuve s'alarmeIl ne fit pas de l'Amérique
En enterrant son compagnonNi de l'argent des dieux vivants
Et qu'pour lui fair' verser des larmesCela lui a r'coupé la chique
Il n'y ait pas besoin d'oignonDe nous voir rejoindre l'OTAN
Qu'elle prenne en secondes nocesEt s'il n'était pas toujours tendre
Un époux de mon acabitAvec les Arabes ou les noirs
Il pourra profiter d'mes bottesLa France encore savait comprendre
Et d'mes pantoufl's et d'mes habitsOù bien se trouvaient ses devoirs

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femmeQue l'UMP le revendique
Qu'il fum' ma pipe et mon tabacC'est son opinion, non son droit
Mais que jamais - mort de mon âmeLors que sur la chose publique
Jamais il ne fouette mes chatsLe général bâtit l'État
Quoique je n'aie pas un atomeEt s'il lança chez nous l'atome
Une ombre de méchancetéPour la défense et l'énergie
S'il fouett' mes chats, y a un fantômeC'est parce que la science des hommes
Qui viendra le persécuterN'en savait pas encore le prix

Ici-gît une feuille morteL'ombre de la Croix de Lorraine
Ici finit mon testamentCes gens-là ne désigne pas
On a marque dessus ma porteEt leur pantomime est bien vaine
‘Fermé pour caus' d'enterrement’De le faire croire ici-bas
J'ai quitté la vie sans rancuneQue les laquais de la finance
J'aurai plus jamais mal aux dentsSachent qu'il est fini, le temps
Me v'là dans la fosse communeOù ils abusaient de la France
La fosse commune du tempsLe changement, c'est maintenant




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