Le doute sur cette élection

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de La route aux quatre chansons de Georges Brassens
    


J'ai pris la route de DijonPlus fort que la poudre à canon
Pour voir un peu la MarjolaineVoici la poudre d'escopette
La belle, digue digue donAinsi nommée car sa raison
Qui pleurait près de la fontaineA pris la poudre d'escampette
Mais elle avait changé de tonOn le croyait guéri, mais non
Il lui fallait des ducatonsCopé retrouve vocation
Dedans son bas de laineÀ faire la causette
Pour n'avoir plus de peineEn jouant les vedettes
Elle m'a dit : ‘Tu viens, chéri ?C'est à croire que Sarkozy
Et si tu me payes un bon prixLui aurait dit : ‘Vas-y, petit
Aux anges je t'emmènePour moi, c'est la défaite
Digue digue don daine’Mène donc ta conquête’
La Marjolain' pleurait surtoutCopé critique donc partout
Quand elle n'avait pas de sousSans être en campagne du tout
La Marjolain' de la chansonC'est tout bénef pour la maison
Avait de plus nobles façonsEt ça discrédite Fillon

J'ai passé le pont d'AvignonLe plus tard possible, on verra
Pour voir un peu les belles damesSarkozy, la jouant modeste,
Et les beaux messieurs tous en rondDire à son camp : ‘Je ne peux pas
Qui dansaient, dansaient, corps et âmesMe représenter car il reste
Mais ils avaient changé de tonDans notre Europe trop à faire
Ils faisaient fi des rigodonsEt sans moi reviendraient les guerres
Menuets et pavanesLes famines, les drames
Tarentelles, sardanesEt le chemin des Dames
Et les bell's dam's m'ont dit ceciEt la Merkel m'a dit ceci
‘Etranger, sauve-toi d'iciJ'ai besoin de toi, Sarkozy
Ou l'on donne l'alarmeLe meilleur à la ronde
Aux chiens et aux gendarmes’Toi le sauveur du monde.
Quelle mouch' les a donc piquéesAlors, moi, vous me connaissez
Ces belles dam's si distinguéesJe n'ai pas pu lui résister
Les belles dam's de la chansonJe dois construire ma maison,
Avaient de plus nobles façonsL'Europe tel Napoléon’

Je me suis fait fair' prisonnierLes deux se sont donc partagé
Dans les vieilles prisons de NantesPour le grand bonheur de la France
Pour voir la fille du geôlierLes deux responsabilités
Qui, paraît-il, est avenanteQui vont gérer notre finance
Mais elle avait changé de tonAvec Lagarde au FMI
Quand j'ai demandé : ‘Que dit-onLe Copé et le Sarkozy
Des affaires courantesFrançais, dormez tranquilles
Dans la ville de Nantes ?’Confiance en nos édiles
La mignonne m'a réponduSi vous n'êtes pas convaincu
‘On dit que vous serez penduOu bien lassé d'être cocu
Aux matines sonnantesQue votre voix s'entende
Et j'en suis bien contente’Avant qu'on vous truande
Les geôlières n'ont plus de cœurOn voit bien où nous ont menés
Aux prisons de Nante' et d'ailleursCes bonnes gens en dix années
La geôlière de la chansonCe qu'ils n'ont pas fait jusqu'ici
Avait de plus nobles façonsIls le feraient, demain ? Pardi !

Voulant mener à bonne finPour revenir à Jean-François
Ma folle course vagabondeLe pauvre, il n'est pas prêt, peuchère
Vers mes pénates je revinsMais cela ne l'empêche pas
Pour dormir auprès de ma blondeD'user toutes ses cartouchières
Mais elle avait changé de tonLorsqu'on n'a rien à dire et qu'on
Avec elle, sous l'édredonNe veut s'adresser qu'à des cons
Il y avait du mondeFort capables en ce monde
Dormant près de ma blondeDe préférer la blonde
J'ai pris le coup d'un air blagueurOn l'appelait le dénigreur
Mais, en cachette, dans mon cœurVoilà qu'il se veut le sauveur
La peine était profondeÀ grands coups de faconde
L'chagrin lâchait la bondeÀ la queue, comm' tout l'monde
Hélas ! du jardin de mon pèreLa droite de mauvaise foi
La colombe s'est fait la paireEst la spécialiste, je crois
Par bonheur, par consolationQuand je vois ses machinations
Me sont restées les quatr' chansonsSes électeurs je plains, de bon.




Liste des 3 autres parodies répertoriées pour La route aux quatre chansons de Georges Brassens :





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