Non, je ne comprends pas

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le dernier repas de Jacques Brel
    


A mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux voir mes frèresLe pourquoi des largesses
Et mes chiens et mes chatsQue dispense le Roi
Et le bord de la merAux tenants des richesses
A mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux voir mes voisinsQu'on fasse distinction
Et puis quelques ChinoisEntre fin bas de soie
En guise de cousinsEt socquette en coton
Et je veux qu'on y boiveQuand on a tant d'argent
En plus du vin de messeBien rare qu'on le gagne
De ce vin si joliOn le prend plus souvent
Qu'on buvait en ArboisSur les sueurs d'un bagne
Je veux qu'on y dévoreCar enfin qu'ont-ils fait
Après quelques soutanesSinon, après leurs pères,
Une poule faisaneHériter de grands-pères
Venue du PérigordPeut-être négriers.
Puis je veux qu'on m'emmèneSi l'argent leur est dû,
En haut de ma collineTravailler est indigne
Voir les arbres dormirDe la noble origine
En refermant leurs brasDe ces beaux parvenus
Et puis je veux encoreQue d'autres naissent pauvres
Lancer des pierres au cielNe les concerne pas
En criant Dieu est mortIls sont là pour servir
Une dernière foisEt nobles et bourgeois

A mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux voir mon âneD'où vient cette arrogance
Mes poules et mes oiesQui leur donnerait droit
Mes vaches et mes femmesÀ plomber nos finances
A mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux voir ces drôlessesEn quoi ces ignorants
Dont je fus maître et roiQui détruisent l'État
Ou qui furent mes maîtressesPeuvent se croire grands
Quand j'aurai dans la panseY aurait-il en France
De quoi noyer la terreDes races supérieures
Je briserai mon verreQu'études inférieures
Pour faire le silenceBardent de compétence
Et chanterai à tue-têteVivent-elles à Neuilly
A la mort qui s'avanceSont-ce les Hauts-de-Seine
Les paillardes romancesD'où ces puissants proviennent
Qui font peur aux nonnettesAmis de Sarkozy
Puis je veux qu'on m'emmèneEt sur tous les écrans
En haut de ma collineOn entend les prophètes
Voir le soir qui chemineD'un faux Dieu qui inquiète
Lentement vers la plainePartout sauf à Latran
Et là debout encoreIls mentent sans remords
J'insulterai les bourgeoisEt trop de cons les croient
Sans crainte et sans remordsLeur cul sur leur peu d'or
Une dernière foisTant qu'on n'y touche pas

Après mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux que l'on s'en ailleLeur argent seul travaille
Qu'on finisse ripailleEt leur permet ripaille
Ailleurs que sous mon toitBien au chaud sous leur toit
Après mon dernier repasNon, je ne comprends pas
Je veux que l'on m'installeQu'un candidat d'mes fesses
Assis seul comme un roiHomme sans loi ni foi
Accueillant ses vestalesEn oublie ses promesses
Dans ma pipe je brûleraiL'Europe a décidé
Mes souvenirs d'enfanceEn un jour de démence
Mes rêves inachevésQu'il faudrait moins aider
Mes restes d'espéranceCeux qui offrent pitance
Et je ne garderaiOn verra donc crever
Pour habiller mon âmeDans les rues de nos villes
Que l'idée d'un rosierNombre de va-nu-pieds
Et qu'un prénom de femmeChassés par nos édiles
Puis je regarderaiMême on va les taxer
Le haut de ma collineS'ils fouillent les poubelles
Qui danse qui se devinePour emplir leur gamelle
Qui finit par sombrerDe ce que vous jetez
Et dans l'odeur des fleursChaque fois qu'il s'endort
Qui bientôt s'éteindraLe pauvre reverra
Je sais que j'aurai peurColuche et l'abbé morts
Une dernière foisUne seconde fois




Une autre parodie est répertoriée pour Le dernier repas de Jacques Brel :





Quelques parodies parmi prises au hasard :