Hier comme demain

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Poil dans la main de Jacques Higelin
    


Poil dans la main payé à rien foutre Hier comme demain, payés à rien foutre
Regarder la poutre dans l'œil du voisin Pas de pointage chez les politiciens
Poil dans la main payé à rien foutre Hier comme demain, payé à rien foutre
Regarder la poutre dans l'œil du voisin Pas de pointage chez les politiciens
Qu'il est donc doux de rester sans rien faire Qui sont souvent payés sans rien faire
Tandis que tout s'agite autour de soi Tandis que tout leur est dû par l'État
Touche à tout sauf à la moustiquaire Touchent des sous, tous nos parlementaires
Touche à tout juste bon à m'amadouer Touchent à rien excepté notre blé

Un jour j'ai vu une chaise On n'en fait qu'à son aise
Toute seule sur le trottoir Tout seul dans l'isoloir
Une putain de belle chaise toute noire en fer Pour bien choisir les balaises que l'on préfère
Avec des lanières de plastique tendues Quand le jour de l'élection est venu
Une vraie chaise de bar à putes On choisit qui on députe
Une chaise à l'état brut Le meilleur, ça c'est le but
Qui avait dû en voir et en recevoir des culs Celui d'avant nous avait tellement déçu
Des gros lourdingues à fessier mou Et si je suis élu par vous?
Des p'tits malingres resserrés du trou Des promesses pour nous bourrer le mou
Ou des jolis voluptueux qui vous attirent le bout des yeux Craché, je ferai de mon mieux, nous jurait-il entre quat' z'yeux
Pour mieux leur passer les menottes Pour mieux arracher notre vote

Qu'il est donc doux de rester sans rien faire Qui sont souvent payés sans rien faire
Tandis que tout s'agite autour de soi Tandis que tout leur est dû par l'État
Poil dans la main payé à rien foutre Hier comme demain, payés à rien foutre
Regarder la poutre dans l'œil du voisin Pas de pointage chez les politiciens

Mais va savoir a c'moment-là Mais on n'sait pas à c'moment-là
J'avais perdu le goût de m'asseoir Quand on est seul dans l'isoloir
Et d'amarrer ma solitude Avec sa citoyennitude
Mon cafard et mes habitudes On s'fait baiser comme d'habitude
A celles des piliers d'abreuvoir En lui donnant bon pour pouvoir
J'en ai eu marre d'les voir s'écrouler sur eux-mêmes Question sérieux, ils sont bien tous les mêmes
En s'raccrochant à des histoires qui tiennent pas d'bout Vrais fainéants friands d'histoires qui n'tiennent pas d'bout

Ces p'tites histoires qui vous entrainent Ces p'tites histoires qui les entraînent
Au fil des heures des jours des soirs des s'maines À ne rien faire ou bien autre chose sans gêne
De soirs pisseux en matins blêmes Suivant l'exemple du capitaine
Direct au trou Direct au trou

Qu'il est donc doux de rester sans rien faire Qui sont souvent payés sans rien faire
Tandis que tout s'agite autour de soi Tandis que tout leur est dû par l'État
Touche à tout sauf à la moustiquaire Touchent des sous, tous nos parlementaires
Touche à tout juste bon à m'amadouerTouchent à rien excepté notre blé




Aucune autre parodie n'est répertoriée pour Poil dans la main de Jacques Higelin.





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