Le 13 juillet dernière heure

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le 15 juillet à cinq heures de Serge Lama
    


Ta voix murmure L'affaire est close
Tranquille et sûre Tu te reposes
Comme un vieux disque qu'on écoute Et tu penses à ton avenir
Un verre de whisky à la main Un verre de whisky à la main
Sous la véranda on s'installe Mais chez toi le doute s'installe
Dans un bruit feutré de sandales Peux-tu après tant de scandales
Devant un parterre de fleurs Séduire encore l'électeur
Le 15 juillet à cinq heures. Le 13 juillet dernière heure.

Le vent s'épuise sur la remiseAprès la crise, pour qu'il reluise
Où mon piano s'endort enfin Tu dois redorer ton blason
Après une nuit de chagrin Mais voici que le cas Banon
Sous le parasol du feuillage Toi qui croyais tourner la page
Le vent feuillette page à page S'incruste dans ton paysage
Le livre de notre bonheur Compromettant pour ton malheur
Le 15 juillet à cinq heures Le 13 juillet dernière heure.

Dans la maison de Frédérique Dans la maison des socialistes
Tu as classé quelques bouquins Tu as encore quelques copains
Tu as disposé quelques fleurs Prudence pousse les tueurs
Cueillies fraîches de ce matin À tendre mollement la main
A ta main une cigarette grésille Ton possible retour dérange
On mange du melon Certains candidats qu'on
Hormis la chanson des frelons Voyait prendre encore le melon
Nous n'avons plus rien dans la tête. Chapeau trop petit pour leur tête.

Dans la maison de Frédérique Dans la maison des socialistes
Eblouis comme deux enfants Règnent encore les éléphants
Tu me parles d'anciens amants Le marigot reste bruissant
Moi de mes maîtresses d'avant De tristes rumeurs te visant
Tu croques du raisin bien tendre À l'UMP, les crocodiles
Des grappes lourdes, couleur d'encre Font déblatérer les édiles
Je ferai du café tout à l'heure Ça serait mort, dit la rumeur
Le 15 juillet à cinq heures Le 13 juillet dernière heure.

Presqu'irréelle Je pense à celle
Tu es si belle Vraiment si belle
Entre mes cils tu apparais Qui malgré sa constitution
Comme une dame d'y a longtemps Se fait violer depuis longtemps
Que j'ai aimée ailleurs, peut-être Par tant de soudards et de reîtres
Il faut que j'écrive une lettre Marianne m'écrit une lettre
À un vieil ami qui se meurt Où elle me dit qu'elle a peur
Le 15 juillet à cinq heures Du 13 juillet dernière heure..

Demain c'est triste Ça me contriste
La vie d'artiste Les Sarkozistes
On reprendra la vie d'avant Nous imposent une vie d'avant
L'appartement où l'on s'ennuie Triste vie où l'on s'appauvrit
On invitera Frédérique Il n'y a que toi, Dominique
Mes frères, tes sœurs, toute la clique Qui peut, pour notre République
Il ne restera qu'une odeur Entretenir une lueur
Du 15 juillet à cinq heures...Le 13 juillet dernière heure...




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