Honte à qui peut railler

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Honte à qui peut chanter de Georges Brassens
    


Honte à cet effrontéHonte à ces chansonniers
Qui peut chanter pendantQui raillent pendant que la France coule
Que Rome brûle, ell' brûl' tout l' temps... Elle coule tout l' temps...
Honte à qui malgré tout fredonne des chansons Honte à ces dérangés jouant la dérision,
A Gavroche, à Mimi PinsonLes Yann Barthès ou les Guillon

En mil neuf cent trent'-sept que faisiez-vous mon cher ? En mil neuf cent soixante que faisiez-vous mon cher ?
J'avais la fleur de l'âge et la tête légère, Je rentrais en cinquième A2 au lycée Thiers
Et l'Espagne flambait dans un grand feu grégeois. Pendant que mes copains s'en allaient communiant
Je chantais, et j'étais pas le seul : Y'a d' la joieJe chantais, dans mon coin, déjà Le mécréant
Et dans l'année quarante mon cher que faisiez-vous ? Et en mai 68 mon cher que faisiez-vous
Les Teutons forçaient la frontière, et comme un fou, Lors que les lycéens défiaient Pompidou ?
Et comm' tout un chacun, vers le sud, je fonçais, Revenant de sana, en taupe, je souffrais
En chantant : Tout ça, ça fait d'excellents FrançaisEn potassant en douce le bulletin de santé



A l'heure de Pétain, à l'heure de Laval, A l'heure de d'Estaing, à l'heure de Babarre,
Que faisiez-vous mon cher en plein dans la rafale ? Que faisiez-vous mon cher lorsque régnait Giscard ?
Je chantais, et les autres ne s'en privaient pas : Écoutant Font et Val, j'ai Johnny Halliday
Bel ami, Seul ce soir, J'ai pleuré sur tes pas Que l'on puisse mourir pour certaines idées

Mon cher, un peu plus tard, que faisait votre glotte Mon cher, un peu plus tard, lorsque arriva la gauche
Quand en Asie ça tombait comme à Gravelotte ? Avez-vous ressorti les mouchoirs de vos poches ?
Je chantais, il me semble, ainsi que tout un tas J'ai perdu un ami, j'ai pleuré un Tonton
De gens : Le déserteur, Les croix, Quand un soldat Qui pour tromper la mort s'en prit à Cupidon




Que faisiez-vous mon cher au temps de l'Algérie, Que faisiez-vous mon cher au bon temps de Chichi
Quand Brel était vivant qu'il habitait Paris ? Quand les emplois fictifs fleurissaient à Paris ?
Je chantais, quoique désolé par ces combats : Je suis entré en parodie comme en combat
La valse à mille temps et Ne me quitte pasEn découvrant bien tard l'ami Jean Bertola

Le feu de la ville éternelle est éternel. Tonton Georges, pour nous, tu restes éternel
Si Dieu veut l'incendie, il veut les ritournelles. Souffre mes parodies, là, sur tes ritournelles.
A qui fera-t-on croir' que le bon populo, Qu'elles fassent sourire un brin le populo
Quand il chante quand même, est un parfait salaud ?Qui ne le fait plus guère, lors que règne Sarko




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