Et la majorité, ma foi

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Sauf le respect que je vous dois de Georges Brassens
    


Si vous y tenez tant parlez-moi des affaires publiques Penser, c'est fatigant, certains n'en ont pas l'habitude
Encor que ce sujet me rende un peu mélancolique Dès lors qu'un argument vient bousculer leurs certitudes
Parlez-m'en toujours je n'vous en tiendrai pas rigueur Ils prennent cela de bon pour affront personnel
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Fi des chantres bêlant qui taquinent la muse érotique Ils se piquent de lire ne conservant de leurs lectures
Des poètes galants qui lèchent le cul d'Aphrodite Que ce qu'ils y cherchaient pour mieux justifier leur posture
Des auteurs courtois qui vont en se frappant le cœur Et, quand je dis leur, c'est une façon de parler
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Naguère mes idées reposaient sur la non-violence Car pour ces beaux cerveaux, les faits n'ont aucune importance
Mon agressivité je l'avais réduite au silence S'ils leur plaisent, bien sûr, vous pouvez leur faire confiance,
Mais tout tourne court ma compagne était une gueuse Pour les diffuser sans même savoir s'ils sont vrais
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Ancienne enfant trouvée n'ayant connu père ni mère S'ils ne leur plaisent pas, alors changement de musique
Coiffée d'un chap'ron rouge elle s'en fut ironie amère Ils n'ont jamais eu lieu, à croire qu'ils sont amnésiques
Porter soi-disant une galette à son aïeule Ils font si souvent disparaître les vérités
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Je l'attendis un soir je l'attendis jusqu'à l'aurore Certains sujets, bien sûr, sont pour eux la manne céleste
Je l'attendis un an pour peu je l'attendrais encore Ils restent là, tapis, dans l'attente du moindre geste
Un loup de rencontre aura séduite cette fugueuse Car ils sont sionistes ou alors pro-palestiniens
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Cupidon ce salaud, geste qui chez lui, n'est pas rare Si vous citez un fait, ce qui n'a pas d'appartenance
Avait trempé sa flèche un petit peu dans le curare Vous êtes agressé par les deux partis en présence
Le philtre magique avait tout du bouillon d'onze heures D'un conflit auquel chacun d'eux est bien étranger
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Ainsi qu'il est fréquent sous la blancheur de ses pétales L'un qui n'a que l'œil droit compte sur les marchés les bombes
La marguerite cachait une tarentule un crotale Celui qui a l'autre il compte sur les pavés les tombes
Une vraie vipère à la fois lubrique et visqueuse Et tout cela réjouit bien notre borgne français
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous dois Et la majorité, ma foi

Que le septième ciel sur ma pauvre tête retombe Qui a tort ou raison n'intéresse qu'énergumènes
Lorsque le désespoir m'aura mis au bord de la tombe Qui dit vouloir la paix doit cesser d'exciter les haines
Cet ultime discours s'exhalera de mon linceul Ils sont devenus cons et racistes en vérité
Parlez-moi d'amour et j'vous fous mon poing sur la gueule Ces tristes balourds qui ne sont jamais forts qu'en gueule
Sauf le respect que je vous doisEt la majorité, ma foi




Aucune autre parodie n'est répertoriée pour Sauf le respect que je vous dois de Georges Brassens.





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