La rose, la bouteille, j'la sens bien

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de La rose, la bouteille et la poignée de main de Georges Brassens
    


Cette rose avait glissé de Cette rose avait glissé de
La gerbe qu'un héros gâteux La gerbe d'un Mitterrandeux
Portait au monument aux Morts. Pauvre qui y croyait encore

Comme tous les gens levaient leurs Parmi ces gens qui pensent que
Yeux pour voir hisser les couleurs, La gauche n'a plus besoin d'eux
Je la recueillis sans remords. Ou le contraire, et bien à tort

Et je repris ma route et m'en allai quérir, Et je repris ma route et m'en allai leur dire
Au p'tit bonheur la chance, un corsage à fleurir. Qu'avec un peu d'espoir, on peut toujours sourire
Car c'est une des pir's perversions qui soient Que c'est une des pires abjections qui soient
Que de garder une rose par-devers soi. Que de jeter une rose sous Nicolas

La première à qui je l'offris La première à qui je l'offris
Tourna la tête avec mépris, Me dit : Je n' suis pas dans tes prix
La deuxième s'enfuit et court La deuxième cherchait l'amour
Encore en criant : Au secours !Le grand sur Meetic pour toujours

Si la troisième m'a donné Si la troisième m'a donné
Un coup d'ombrelle sur le nez, Ses deux talons à contempler
La quatrième, c'est plus méchant, La quatrième, c'est plus navrant,
Se mit en quête d'un agent. La revendit pour de l'argent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Car, aujourd'hui, sous Sarkozy,
Sans être louche, on ne peut pas Sans être louche, on ne peut pas
Fleurir de belles inconnu's. Faire de tels actes gratuits

On est tombé bien bas, bien bas... On est tombé bien bas, bien bas...

Et ce pauvre petit bouton Et cette jolie petit' fleur
De rose a fleuri le veston Dernier hommage aux 35 heures
D'un vague chien de commissaire, Fut revendue dix fois son prix
Quelle misère ! Quelle chierie !
Cette bouteille était tombé' Cette bouteille avait glissé
De la soutane d'un abbé De la poche d'un sieur pressé
Sortant de la messe ivre mort. De lever son verre à nos morts

Une bouteille de vin fin Parmi ces gens qui pensaient que
Millésimé, béni, divin, Bacchus n'avait plus besoin d'eux
Je la recueillis sans remords. Ou le contraire, et bien à tort

Et je repris ma route en cherchant, plein d'espoir, Et je repris ma route et m'en allai, de bon
Un brave gosier sec pour m'aider à la boire. Pour boire ma trouvaille, chercher un compagnon
Car c'est une des pir's perversions qui soient Car c'est une des pires abjections qui soient
Que de garder du vin béni par-devers soi. Que de n' pas boire le vin de chez Nicolas

Le premier refusa mon verre Le premier Silène venu
En me lorgnant d'un œil sévère, Me dit avoir déjà trop bu
Le deuxième m'a dit, railleur, Le deuxième voyant la marqu'
De m'en aller cuver ailleurs. Me dit de l'offrir à Chirac

Si le troisième, sans retard, Si le troisième intempérant
Au nez m'a jeté le nectar, M'envoya chier poliment
Le quatrième, c'est plus méchant, Le quatrième, c'est plus navrant,
Se mit en quête, d'un agent. La revendit pour de l'argent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Car, aujourd'hui, sous Sarkozy,
Sans être louche, on ne peut pas Sans être louche, on ne peut pas
Trinquer avec des inconnus. Faire de tels actes gratuits
On est tombé bien bas, bien bas... On est tombé bien bas, bien bas...


Avec la bouteille de vin fin De ce joli petit Morgon
Millésimé, béni, divin, Je n'eus même pas un gorgeon
Les flics se sont rincé la dalle, La vie est bien dure, mes frères
Un vrai scandale ! Quelle misère !
Cette pauvre poigné' de main Main calleuse d'un noir d'ébène
Gisait, oubliée, en chemin, Toi qui émerges de la benne
Par deux amis fâchés à mort. Au bout d'un Africain qui dort

Quelque peu décontenancé', Honte à ces gens qui pensent que
Elle était là, dans le fossé. Les pauvres n'ont plus besoin d'eux
Je la recueillis sans remords. Ou le contraire, et bien à tort

Et je repris ma route avec l'intention Et je repris ma route essayant de trouver
De faire circuler la virile effusion, Pour cet homme, un repas, une place en foyer
Car c'est une des pir's perversions qui soient Car c'est une des pires abjections qui soient
Qu' de garder une poigné' de main par-devers soi. Que dormir, étranger, dehors sous Nicolas

Le premier m'a dit: ?Fous le camp ! Le premier à qui j'en parlai
J'aurais peur de salir mes gants.? Sortit sa cart' de l'UMP
Le deuxième, d'un air dévot, Le deuxième fut pris de court
Me donna cent sous, d'ailleurs faux. Et me refila ses Strasbourg

Si le troisième, ours mal léché, Si le troisième m'a donné
Dans ma main tendue a craché, Le conseil de laisser tomber
Le quatrième, c'est plus méchant, Le quatrième, c'est plus navrant,
Se mit en quête d'un agent. Le dénonça pour de l'argent.

Car, aujourd'hui, c'est saugrenu, Car, aujourd'hui, sous Sarkozy,
Sans être louche, on ne peut pas Sans être louche, on ne peut pas
Serrer la main des inconnus. Faire de tels actes gratuits
On est tombé bien bas, bien bas...
On est tombé bien bas, bien bas...
Et la pauvre poigné' de main, Et ce pauvre noir clandestin
Victime d'un sort inhumain, N'a eu comme destin certain
Alla terminer sa carrière Qu'un aller-simple pour Roissy
A la fourrière !Guéant merci !




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