Le grand Pan

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le grand paon de Georges Brassens
    


Du temps que régnait le Grand Pan, Du temps que tous nos présidents
Les dieux protégeaient les ivrognes De présider avaient coutume
Des tas de génies titubants Nous avions un gouvernement
Au nez rouge, à la rouge trogne. Dont on attendait qu'il assume.
Dès qu'un homme vidait les cruchons, Car telle est la Constitution
Qu'un sac à vin faisait carrosse Qui n'existe pas pour des prunes
Ils venaient en bande à ses trousses Dont on suivra le fil tant qu'une
Compter les bouchons. Autr' ne dira pas non.
La plus humble piquette était alors bénie, Car un premier ministre était alors choisi,
Distillée par Noé, Silène, et compagnie. Pour diriger la France, notre belle patrie
Le vin donnait un lustre au pire des minus, On ne choisissait pas les pires des minus,
Et le moindre pochard avait tout de Bacchus. Pour devenir ministre, on n'prenait pas Guy Lux

Mais en se touchant le crâne, en criant : J'ai trouvéMais louchant sur Le Pen, en criant : UMP
La bande au professeur Nimbus est arrivée La bande au Sarkozy nouveau est arrivée
Qui s'est mise à frapper les cieux d'alignement, Qui s'est mise à changer les lois, les règlements
Chasser les Dieux du Firmament. Régissant tout, le président

Aujourd'hui ça et là, les gens boivent encore, Aujourd'hui ça et là, les gens pensent encore
Et le feu du nectar fait toujours luire les trognes. Au bon temps de ces gouvernements responsables
Mais les dieux ne répondent plus pour les ivrognes. Les ministres ces temps ne sont jamais coupables
Bacchus est alcoolique, et le grand Pan est mort. Le chef, c'est Sarkozy, et Mitterrand est mort.

Quand deux imbéciles heureux Un soir de vide audiovisuel
S'amusaient à des bagatelles, J'ai regardé une cassette
Un tas de génies amoureux Le film était conventionnel
Venaient leur tenir la chandelle. Mais les pubs m'ont laissé tout bête
Du fin fond du champs Elysées Anne Parillaud dans son bain
Dès qu'ils entendaient un Je t'aime, Passant Jex-four, la belle Alice
Ils accouraient à l'instant même Mais le pire de mon supplice
Compter les baisers. Fut le bulletin
La plus humble amourette Tous les catastrophismes étaient alors bannis
Etait alors bénie Le journal se passait
Sacrée par Aphrodite, Eros, et compagnie. En bonne compagnie
L'amour donnait un lustre au pire des minus, Parole n'avaient pas les pires des minus,
Et la moindre amoureuse avait tout de Vénus. Les hommes politiques parlaient mieux que Guy Lux



Aujourd'hui ça et là, les cœurs battent encore, Aujourd'hui ça et là, la télé vit encore,
Et la règle du jeu de l'amour est la même. Mais les règles du jeu, sûr, ne sont plus les mêmes
Mais les dieux ne répondent plus de ceux qui s'aiment. Car le pouvoir choisit de notre actu les thèmes
Vénus s'est faite femme, et le grand Pan est mort. Pour plaire à Sarkozy, et Mitterrand est mort.

Et quand fatale sonnait l'heure Président de tous les Français
De prendre un linceul pour costume Mais surtout de la bande FN
Un tas de génies l'œil en pleurs Et de ses amis financiers
Vous offraient des honneurs posthumes. Pour les autres, c'est la géhenne
Et pour aller au céleste empire, Travailler plus pour gagner plus,
Dans leur barque ils venaient vous prendre. Il n'a pas dit pour qui, peuchère
C'était presque un plaisir de rendre Et si vous trouvez la vie chère
Le dernier soupir. Priez donc Crésus
La plus humble dépouille était alors bénie, Le seul espoir de pain pour vous sera bénit
Embarquée par Caron, Pluton et compagnie. Au nom du Vatican, d'la Bourse et compagnie.
Au pire des minus, l'âme était accordée, Les pires des minus vous ont bien possédés
Et le moindre mortel avait l'éternité. C'eut été impossible avant, reconnaissez



Aujourd'hui ça et là, les gens passent encore, Aujourd'hui ça et là, les gens pensent encore,
Mais la tombe est hélas la dernière demeure Mais chacun dans son coin et le doute demeure
Les dieux ne répondent plus de ceux qui meurent. Tant il a divisé sans que la Bête meure
La mort est naturelle, et le grand Pan est mort. Notre grand Sarkozy, et Mitterrand est mort.

Et l'un des dernier dieux, l'un des derniers suprêmes, L'un des derniers espoirs pour redresser la France
Ne doit plus se sentir tellement bien lui-même Et pour lui redonner enfin un peu confiance
Un beau jour on va voir le Christ Est qu'un candidat socialiste
Descendre du calvaire en disant dans sa lippe Fédère sur son nom la gauche et les centristes
Merde je ne joue plus pour tous ces pauvres types. Renvoyant dans leur trou les sarko-lepénistes
J'ai bien peur que la fin du monde soit bien triste.?Bien avant que la France ne devienne fasciste.




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