Les presses étrangères

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Les belles étrangères de Jean Ferrat
    



Les belles étrangères Les presses étrangères
Qui vont aux corridas De Rome à Canberra
Et qui se pâment d'aise Raillent notre coq fier
Devant la muleta Et tous nos fier-à-bras
Les belles étrangères Les presses étrangères
Sous leur chapeau huppé N'ont guère de respect
Ont le teint qui s'altère Envers le locataire
A l'heure de l'épée De notre Élysée

Allons, laissez-moi rire Alors, laissons-les rire
On chasse on tue on mange De l'extérieur de Gaule
On taille dans le cuir Ils ont le droit de lire
Des chaussures, on s'arrange Et de trouver ça drôle
Et dans les abattoirs Mais quand on est dedans
Où l'on traîne les bœufs C'est bien moins rigolo
La mort ne vaut guère mieux On espère bientôt
Qu'aux arènes le soir Un autre président

Les belles étrangères Les presses étrangères
Quand montent les clameurs Entendent les clameurs
Se lèvent les premières Qui montent du Maghreb
En se tenant le cœur En ont des haut-le-cœur
Les belles étrangères Les presses étrangères
Se jurent à jamais Chez elles, exigeraient
De chasser Ordóñez Le départ immédiat
De leurs rêves secrets Des ministres visés

Allons laissez-moi rire Alors laissez-moi dire
Quand le toro s'avance Tant pis si je m'avance
Ce n'est pas par plaisir Que j'ai grand le désir
Que le torero danse Pour nous d'une autre France
C'est que l'Espagne a trop Que vraiment, trop c'est trop
D'enfants pour les nourrir Que cela doit finir
Qu'il faut parfois choisir Pas question de choisir
La faim ou le toro Le Pen ou le Sarko

Les belles étrangères Les presses étrangères
Végétariennes ou pas Conservatrices ou pas
Quittent leur banc de pierre Observent nos manières
Au milieu du combat Et l'issue du combat
Quittent leur banc de pierre Observent nos manières
Au milieu du combatEt l'issue du combat




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