Otages

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de L'orage de Georges Brassens
Date : février 2011
    



Parlez-moi de la pluie et non pas du beau temps Bien triste obligation qu'd'allumer TF1
Le beau temps me dégoute et m'fait grincer les dents Pour regarder, navrant, le show élyséen
Le bel azur me met en rage Ce me fut un grand sacrifice
Car le plus grand amour qui m'fut donné sur terr' Mais on ne choisit pas de naître chansonnier
Je l'dois au mauvais temps, je l'dois à Jupiter Et l'on doit se plier à l'actualité
Il me tomba d'un ciel d'orage Ce pour votre grand bénéfice

Par un soir de novembre, à cheval sur les toits Le pire de la chose étant certainement
Un vrai tonnerr' de Brest, avec des cris d'putois D'en savoir à l'avance tout le déroulement
Allumait ses feux d'artifice Et subir sans pouvoir rien faire
Bondissant de sa couche en costume de nuit Sinon de temps en temps se soulager en douce
Ma voisine affolée vint cogner à mon huis Par quelques mots choisis, étrangers au Larousse
En réclamant mes bons offices Et que je préfère ici taire

Je suis seule et j'ai peur, ouvrez-moi, par pitié Ah, Jean-Pierre Pernaut, parfait enfant de chœur
Mon époux vient d'partir faire son dur métier Pour tenir l'encensoir, tu y mis tant de cœur
Pauvre malheureux mercenaire Que tu en remplis mes burettes
Contraint d'coucher dehors quand il fait mauvais temps En ange, tu volas même au secours de Dieu
Pour la bonne raison qu'il est représentant Gêné par les questions d'un paysan odieux
D'un' maison de paratonnerres? S'attaquant à la marionnette

En bénissant le nom de Benjamin Franklin Bravos à TF1, l'casting était parfait
Je l'ai mise en lieu sûr entre mes bras câlins Sarkozy l'connaissait comme s'il l'avait fait
Et puis l'amour a fait le reste Le hasard fait si bien les choses
Toi qui sèmes des paratonnerr's à foison Chacun des invités soulevait un problème
Que n'en as-tu planté sur ta propre maison Et notre président de broder sur le thème
Erreur on ne peut plus funeste Par des propos à l'eau-de-rose

Quand Jupiter alla se faire entendre ailleurs Vite, je fus ravi de pouvoir constater
La belle, ayant enfin conjuré sa frayeur Qu'Nicolas Sarkozy était vraiment français
Et recouvré tout son courage Tant le crachoir fut pour sa pomme
Rentra dans ses foyers fair' sécher son mari Paroles de Français, le titre était bandant
En m'donnant rendez-vous les jours d'intempérie Mais j'aurais préféré 'Parole de président'
Rendez-vous au prochain orage Dommage pour cet erratum

A partir de ce jour j'n'ai plus baissé les yeux Je ne peux m'attarder sur les neuf invités
J'ai consacré mon temps à contempler les cieux Et à développer, je ne prends qu'un cliché
A regarder passer les nues Je choisis donc le photographe
A guetter les stratus, à lorgner les nimbus Qui à quatre-vingts ans, bien sûr, travaille encore
A faire les yeux doux aux moindres cumulus Approuvant Sarkozy criant 'Debout les morts !
Mais elle n'est pas revenue Remettez-vous donc à la tâche !'

Son bonhomm' de mari avait tant fait d'affair's Il paraîtrait qu'au ciel, on prend peu calmement
Tant vendu ce soir-là de petits bouts de fer Ces propos incongrus et que Jeanne Calment
Qu'il était dev'nu millionnaire En aurait fait une syncope
Et l'avait emmenée vers des cieux toujours bleus Depuis, toutes les nuits, le même cauchemar
Des pays imbécil's où jamais il ne pleut Elle entend Sarkozy lui dire 'Y en a marre !
Où l'on ne sait rien du tonnerre Mets-toi vite au boulot, salope !'

Dieu fass' que ma complainte aille, tambour battant Cette triste soirée par bonheur finit bien
Lui parler de la pluie, lui parler du gros temps Même si comme moi vous n'en retiendrez rien
Auxquels on a t'nu tête ensemble On libéra les neuf otages
Lui conter qu'un certain coup de foudre assassin Pour moi, plus de Pernaut, seulement du Ricard
Dans le mill' de mon cœur a laissé le dessin Plus jamais de Sarko, je vous le jure car
D'un' petit' fleur qui lui ressembleJe deviens moins con avec l'âge




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