Paix à leur cendres

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le testament de Georges Brassens
Date : janvier 2011
    



Je serai triste comme un saule Certains dépouillent les cadavres
Quand le Dieu qui partout me suit Et ce, en toute impunité
Me dira, la main sur l'épaule Je le déplore et ça me navre
Va-t'en voir là-haut si j'y suisAu nom de la moralité
Alors, du ciel et de la terre Le pire est que pour ces sal's types
Il me faudra faire mon deuil Cela serait pour notre bien
Est-il encor debout le chêne Je les conchie, nom d'une pipe
Ou le sapin de mon cercueil Ces gens qui ne respectent rien

S'il faut aller au cimetière Voler des morts, pour moi, en somme
J'prendrai le chemin le plus long C'est un peu les tuer encore
J'ferai la tombe buissonnière C'est toute leur vie que l'on gomme
J'quitterai la vie à reculons Ce sont leurs restes qu'on dévore
Tant pis si les croqu'-morts me grondent Mais les fantômes ont la vie dure
Tant pis s'ils me croient fou à lier Et combattent de l'au-delà
Je veux partir pour l'autre monde Pour que ce qu'ils étaient perdure
Par le chemin des écoliers Pour nous, nom d'une pipe en bois

Avant d'aller conter fleurette Pauvres faussaires de l'Histoire
Aux belles âmes des damnées Arracheurs de dents patentés
Je rêv' d'encore une amourette Staliniens voulant faire croire
Je rêv' d'encor m'enjuponner À votre seule vérité
Encore un' fois dire: Je t'aime Vous avez truqué des images
Encore un' fois perdre le nord De notre inconscient collectif
En effeuillant le chrysanthème En vandalisant l'héritage
Qui est la marguerite des morts D'artistes bien trop créatifs

Dieu veuill' que ma veuve s'alarme Laissez les morts dormir tranquille
En enterrant son compagnon Laissez-les donc vivre leur vie
Et qu'pour lui fair' verser des larmes Ils n'ont pas besoin d'imbéciles
Il n'y ait pas besoin d'oignon Venant faire charivari
Qu'elle prenne en secondes noces Si leurs manières vous défrisent
Un époux de mon acabit Évitez-les de votre mieux
Il pourra profiter d'mes bottes Ils sont nés avant vous, Marquise
Et d'mes pantoufl's et d'mes habits Leur fumée monte jusqu'aux cieux

Qu'il boiv' mon vin, qu'il aim' ma femme C'est au nom de la République,
Qu'il fum' ma pipe et mon tabac Que vous volâtes mes tontons
Mais que jamais - mort de mon âme Au nom d'une santé publique
Jamais il ne fouette mes chats S'érigeant en Inquisition
Quoique je n'aie pas un atome À Tati vous prîtes sa pipe
Une ombre de méchanceté Et son cigare à Columbo
S'il fouett' mes chats, y a un fantôme De Brassens bien nue est la lippe
Qui viendra le persécuter Où sont les lèvres de Castro ?

Ici-gît une feuille morte À l'Assemblée, c'est une chance
Ici finit mon testament Certains députés sont moins cons
On a marque dessus ma porte Que d'autres élus de la France
Fermé pour caus' d'enterrement Bien sûr, bientôt des élections
J'ai quitté la vie sans rancune Ils ont voté, c'est chose sûre,
J'aurai plus jamais mal aux dents Sur ce sujet enfin la loi
Me v'là dans la fosse commune Qui met fin à vos impostures
La fosse commune du tempsLe passé restera de bois



La pipe à Tati que l'on croyait perdue

Ce sont les censeurs qui l'auront dans le cul




Liste des 2 autres parodies répertoriées pour Le testament de Georges Brassens :





Quelques parodies parmi prises au hasard :