Le plaisantin de l'été

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le bulletin de santé de Georges Brassens
Date : 2010
    



J'ai perdu mes bajou's, j'ai perdu ma bedaine, Traditionnellement, les étés de la France
Et, ce, d'une façon si nette, si soudaine, Respectent la chaleur, le repos, les vacances
Qu'on me suppose un mal qui ne pardonne pas, Tout le monde est parti, si l'on feint d'être là
Qui se rit d'Esculape et le laisse baba. Le pouvoir est présent, oui, foi de Nicolas !

Le monstre du Loch Ness ne faisant plus recette Journalistes hélas, vraie bande de faux-frères,
Durant les moments creux dans certaines gazettes, Qui jamais ne chômez, vous sortez des affaires
Systématiquement, les nécrologues jou'nt, De celles que l'État jour après jour dément
À me mettre au linceul sous des feuilles de chou. C'est fou jusqu'au moment où l'on prouve qu'il ment

Or, lassé de servir de tête de massacre, Et le gouvernement d'user de la recette
Des contes à mourir debout qu'on me consacre, Qui fonctionne si bien avec des gens si bêtes
Moi qui me porte bien, qui respir' la santé, Dépêcher un pompier, chargé du contre-feu
Je m'avance et je cri' toute la vérité. Le volontaire fut cette fois Hortefeux

Toute la vérité, messieurs, je vous la livre Pour que Woerth-Bettencourt deviennent secondaires
Si j'ai quitté les rangs des plus de deux cents livres, Il fallait vivement un bon bouc émissaire
C'est la faute à Mimi, à Lisette, à Ninon, C'est la faute aux gitans, aux tziganes et aux Roms
Et bien d'autres, j'ai pas la mémoire des noms. Qui polluent le pays de l'Alsace à la Drôme

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, La gauche n'a qu'un droit, c'est celui de se taire
C'est que je baise, que je baise, que je baise Tant Sarko réussit ses plans sécuritaires
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut', Depuis deux-mille deux, où il en fut chargé
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut ! N'importe qui peut voir que les choses ont changé

Qu'on me comprenne bien, j'ai l'âme du satyre C'est là ce que prétend un jeune triste sire
Et son comportement, mais ça ne veut point dire Jeune de l'UMP , est-ce utile de dire
Que j'en ai' le talent, le géni', loin s'en faut ! Que si de tels propos sentent le caniveau
Pas une seule encor' ne m'a crié ?bravo !? C'est pour que les amis de le Pen crient 'bravo !'

Entre autres fines fleurs, je compte, sur ma liste Et vouloir par ailleurs le parti socialiste
Rose, un bon nombre de femmes de journalistes Sur la sécurité absent, irréaliste
Qui, me pensant fichu, mettent toute leur foi Socialiste muet, cela n'existe pas
A m'donner du bonheur une dernière fois. Jospin l'avait promis et il est toujours là

C'est beau, c'est généreux, c'est grand, c'est magnifique ! Et puisque l'on y est, l'abracadabrantesque
Et, dans les positions les plus pornographiques, Ressurgit du passé, pitoyable et grotesque
Je leur rends les honneurs à fesses rabattu's Un accord est trouvé, à grands coups de millions
Sur des tas de bouillons, des paquets d'invendus. Paraît que l'UMP lance une souscription

Et voilà ce qui fait que, quand vos légitimes La gauche n'a qu'un droit, c'est celui de se taire
Montrent leurs fesse' au peuple ainsi qu'à vos intimes, Quand elle dénonçait les dérives du maire
On peut souvent y lire, imprimés à l'envers, De la vill' de Paris, un certain Jacques Chirac
Les échos, les petits potins, les faits divers. Le RPR disait qu'elle racontait des craques

Et si vous entendez sourdre, à travers les plinthes Il aura bien fallu trente-cinq ans à ces plaintes
Du boudoir de ces dam's, des râles et des plaintes, Pour qu'elles soient traitées échappant aux contraintes
Ne dites pas : ?C'est tonton Georges qui expire?, De stupides décrets offrant l'immunité
Ce sont tout simplement les anges qui soupirent. Pour tout ce qu'a pu faire le roi de l'Elysée

Et si vous entendez crier comme en quatorze : Et la légion d'honneur rend Eric Woerth morose
Debout ! Debout les morts ! ne bombez pas le torse, Si vous n'en savez rien, je vous conte la chose
C'est l'épouse exalté' d'un rédacteur en chef Il avait affirmé qu'il n'y était pour rien
Qui m'incite à monter à l'assaut derechef. Mais on trouve son nom au bas d'un parchemin

Certe', il m'arrive bien, revers de la médaille, Il suffisait pourtant concernant la médaille
De laisser quelquefois des plum's à la bataille... De bien dire le vrai, ce n'était pas duraille
Hippocrate dit : Oui, c'est des crêtes de coq, Et ce, dès le début, mais dire la vérité
Et Gallien répond ?Non, c'est des gonocoqu's?? Dans ce gouvernement n'a plus droit de cité.

Tous les deux ont raison. Vénus parfois vous donne Car le mensonge est roi et la haine est sa reine
De méchants coups de pied qu'un bon chrétien pardonne, Reprenant en cela les idées du FN
Car, s'ils causent du tort aux attributs virils, La politique échoue, aucun bon résultat
Ils mettent rarement l'existence en péril. On fait peur aux Français, ça marche à chaque fois

Eh bien, oui, j'ai tout ça, rançon de mes fredaines. Ne voyez-vous donc pas qu'on vous prend pour des bêtes
La barque pour Cythère est mise en quarantaine. Spéculant qu'Alzheimer régit déjà vos têtes
Mais je n'ai pas encor, non, non, non, trois fois non, Vous avez oublié, vous oublierez encore
Ce mal mystérieux dont on cache le nom. Ne venez pas plus tard râler sur votre sort

Si j'ai trahi les gros, les joufflus, les obèses, La gauche n'a qu'un droit, c'est celui de se taire
C'est que je baise, que je baise, que je baise Moi, pauvre chansonnier, j'affirme le contraire
Comme un bouc, un bélier, une bête, une brut', Et jusqu'en 2012, avide de dures luttes
Je suis hanté : le rut, le rut, le rut, le rut !Cela sera mon but, mon but, mon but, mon but




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