Ces rumeurs qui font vendre

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le 22 septembre de Georges Brassens
    



Un vingt-deux de septembre au diable vous partîtes, Des puissants, des connus, s'étalent dans la presse
Et, depuis, chaque année, à la date susdite, Les histoires de cul, les histoires de fesses
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... On est bien loin du Tendre, plus proche des égouts
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, J'avoue sur le sujet me sentir mal à l'aise
Plus une seule larme à me mettre aux paupières: Quand j'entends que machin avec machine baise
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. Ces rumeurs qui font vendre ne sont pas de mon goût
On ne reverra plus au temps des feuilles mortes, Ne croyez pas qu'ici j'affirme à l'analyse
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte Qu'il est normal parbleu qu'on ridicoculise
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Tous les grands de ce monde, qui abusent de nous
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent Si même c'était un juste retour des choses
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles : A l'odeur du fumier, je préfère la rose
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. Ces rumeurs qui font vendre ne sont pas de mon goût
Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes, Même si je venais à manquer de richesse
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle Je ne mangerais pas de certain pain de fesses
Et me rompais les os en souvenir de vous... Il faut bien le comprendre, et je pense que vous
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne, Dont l'amitié souvent va jusqu'à la lecture
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne: De mes pauvres écrits, vous avez l'âme pure
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. Ces rumeurs qui font vendre ne sont pas de mon goût
Pieusement noué d'un bout de vos dentelles, Souvenez-vous ma foi de ce pauvre Clinton
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles Donnant à Monica des cours de sexe à faune
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous... Dans son bureau ovale, qui plus tard nia tout
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe, Si la chose arrivait à Pierre, Paul ou Jacques
Les regrets éternels à présent me dépassent: Sa famille aujourd'hui passerait tristes Pâques
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. Ces rumeurs qui font vendre ne sont pas de mon goût
Désormais, le petit bout de cœur qui me reste On n'a rien entendu concernant Anne-Aymone
Ne traversera plus l'équinoxe funeste Pas de rumeur non plus accusant tante Yvonne
En battant la breloque en souvenir de vous... Le Canard l'aurait dit, qui n'a rien dit du tout
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent, Il serait enfin temps que mascarade cesse
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes : Et que tout un chacun s'occupe de ses fesses
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. Il faudra comptes rendre, et il en est beaucoup
Et c'est triste de n'être plus triste sans vousEt c'est triste de parler de fesses sans vous




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