La journée de la femme

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le pluriel de Georges Brassens
    



Cher monsieur, m'ont-ils dit, vous en êtes un autre, Mesdames, que penser d' la Journée de la Femme ?
Lorsque je refusai de monter dans leur train. Même alors qu'elle part d'une bonne intention
Oui, sans doute, mais moi, j'fais pas le bon apôtre, Elle sert d'alibi à des choses infâmes
Moi, je n'ai besoin de personn' pour en être un. Et n'apportera pas valable solution

Le pluriel ne vaut rien à l'homme et sitôt qu'on Chaque jour que Dieu fait, c'est la journée du con
Est plus de quatre on est une bande de cons. Et Dieu sait s'il en fait, le bougre, nom de nom
Bande à part, sacrebleu ! c'est ma règle et j'y tiens. Pourquoi donc, sacrebleu ? j'avoue, je n'en sais rien


Dans les noms des partants on n'verra pas le mien. La journée de la femme hélas n'est qu'un machin

Dieu ! que de processions, de monômes, de groupes, Dieu ! que de professions de bonne foi des hommes
Que de rassemblements, de cortèges divers, - Que de grands sentiments, de promesses en l'air
Que de ligu's, que de cliqu's, que de meut's, que de troupes ! Que d'émissions spéciales, de discours à la gomme
Pour un tel inventaire il faudrait un Prévert. Qu' on oubliera jusqu'au prochain anniversair'



Parmi les cris des loups on n'entend pas le mien. La journée de la femme, ce n'est que baratin

Oui, la cause était noble, était bonne, était belle ! Oui, la cause était noble, était bonne, était belle !
Nous étions amoureux, nous l'avons épousée. Cela semblait sérieux, il fallait l'épouser
Nous souhaitions être heureux tous ensemble avec elle, Mais le machisme ambiant fut bien trop fort pour elle
Nous étions trop nombreux, nous l'avons défrisée. Comme vous donc, mesdames, il fallut simuler.




Parmi les noms d'élus on n'verra pas le mien. La journée de la femme cesse le lendemain

Je suis celui qui passe à côté des fanfares Quand vos petits coquins deviennent grands pendards
Et qui chante en sourdine un petit air frondeur. Qu'appas rances hélas sont bien réalité
Je dis, à ces messieurs que mes notes effarent : Sous de mauvais Playtex, même s'il est Richard
Tout aussi musicien que vous, tas de bruiteurs !Votre époux résigné vous dit : Laisse tomber...



Dans les rangs des pupitr's on n'verra pas le mien. La journée de la femme n'honore que ses seins

Pour embrasser la dam', s'il faut se mettre à douze, Il n'y a que chez vous, au lit matrimonial
J'aime mieux m'amuser tout seul, cré nom de nom ! Que vraiment les deux parties sont représentées
Je suis celui qui reste à l'écart des partouzes. Car dans les autres Chambres, c'est encore inégal
L'obélisque est-il monolithe, oui ou non ? Il faudrait en moyenne une couill' par député



Au faisceau des phallus on n'verra pas le mien. La journée de la femme n'est qu'alibi enfin

Pas jaloux pour un sou des morts des hécatombes, Je serais pour ma part partisan d'autre chose
J'espère être assez grand pour m'en aller tout seul. D'une journée de l'Homme et ne peux le nier
Je ne veux pas qu'on m'aide à descendre à la tombe, Qui mettrait chaque jour de l'année choux et roses
Je partage n'importe quoi, pas mon linceul. Dans le même bonheur et le même panier




Au faisceau des tibias on n'verra pas les miens.Et la journée de l'Homme sera le genre humain




Aucune autre parodie n'est répertoriée pour Le pluriel de Georges Brassens.





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