On allait tout apprendre

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Le 22 septembre de Georges Brassens
    



Un vingt-deux de septembre au diable vous partîtes, TF1 annonçait un gros coup médiatique
Et, depuis, chaque année, à la date susdite, Qui renouvellerait le débat politique
Je mouillais mon mouchoir en souvenir de vous... C'était pour lundi soir, on verrait à genoux
Or, nous y revoilà, mais je reste de pierre, Un président tout seul face à la meute entière
Plus une seule larme à me mettre aux paupières: D'un panel de vrais gens aux questions sanguinaires
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On allait tout apprendre, Ferrari, disiez-vous

On ne reverra plus au temps des feuilles mortes, Pernaut posa la seule question qui importe
Cette âme en peine qui me ressemble et qui porte A savoir si d'en haut, on voyait les cloportes
Le deuil de chaque feuille en souvenir de vous... Vous apprîtes alors qu'il ne pense qu'à vous
Que le brave Prévert et ses escargots veuillent Que deux fois par semaine il parcourt la province
Bien se passer de moi pour enterrer les feuilles : En écoutant tous ceux dont la pauvre vie coince
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On allait tout apprendre, Ferrari, disiez-vous

Jadis, ouvrant mes bras comme une paire d'ailes, Pourtant, à chaque fois qu'un endroit il visite
Je montais jusqu'au ciel pour suivre l'hirondelle On ne peut l'approcher qu'en étant sur la liste
Et me rompais les os en souvenir de vous... Des notables UMP, si prompts au garde-à-vous
Le complexe d'Icare à présent m'abandonne, Chaque déplacement de l'aimable monarque
L'hirondelle en partant ne fera plus l'automne: Fait que tout opposant très loin de là on parque
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On allait tout apprendre, Ferrari, disiez-vous

Pieusement noué d'un bout de vos dentelles, C'est donc sur le regard de ces gens admirables
J'avais, sur ma fenêtre, un bouquet d'immortelles Que notre président pour son opinion table
Que j'arrosais de pleurs en souvenir de vous... En réglant leurs problèmes, il ne pense qu'à vous...
Je m'en vais les offrir au premier mort qui passe, Le bouclier fiscal au SDF qui passe,
Les regrets éternels à présent me dépassent: Prime à l'immobilier à celui qui trépasse
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On allait tout apprendre, Ferrari, disiez-vous

Désormais, le petit bout de cœur qui me reste A grands coups de 'Je crois' puis 'Je sais' puis le reste
Ne traversera plus l'équinoxe funeste D'autosatisfaction, 'I'm the king', 'I'm the best'
En battant la breloque en souvenir de vous... A coups de 'Vous verrez' en se foutant de nous
Il a craché sa flamme et ses cendres s'éteignent, J'ai passé l'âge hélas de ces belles histoires
A peine y pourrait-on rôtir quatre châtaignes : L'oncle Paul est bien mort, je ne peux plus y croire
Le vingt-deux de septembre, aujourd'hui, je m'en fous. On allait tout apprendre, Ferrari, disiez-vous

Et c'est triste de n'être plus triste sans vous




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