Vive la vile

Auteur : Deux copains d'abord
parodie de Il y avait une ville de Claude Nougaro
    


Que se passe-t-il ? Que se passe-t-il ?
J'n'y comprends rien Y avait Hénin
Y avait une ville Y avait ma ville
Et y a plus rien Et y a plus rien

Je m'souviens que j'marchais Je m'souviens que j'marchais
Que j'marchais dans une rue Que j'marchais dans ma rue
Au milieu d'la cohue Privée de la cohue
Sous un joyeux soleil de mai Habituelle au mois d' juillet
C'était plein de couleurs Pas le moindre électeur
De mouvements et de bruits En vacances tous partis
Une fille m'a souri Se disant : Tous pourris
Et je m'souviens que j'la suivais Inutile d'aller voter…

Je la suivais Aller voter
Sous le joyeux soleil de mai Pour défendre les libertés
Chemin faisant j'imaginais Pour sûr pour eux ça ne valait
Un mot gentil pour l'aborder Pas la pein' de les reporter
Et puis voici Et puis voici
Que dans le ciel bleu de midi Que s'élevant de la mairie
De plus en plus fort j'entendis De plus en plus fort j'entendis
Comme arrivant de l'infini Comm' scandé par des abrutis
Ce drôle de bruit Ce drôle de bruit
Ce drôle de bruit Ce drôle de bruit


(Le Pen Le Pen Le Pen…)


Je m'souviens que les gens Je m'souviens que des gens
S'arrêtèrent de marcher S'arrêtèrent d'respirer
Et d'un air étonné Et d'un air accablé
Tout le monde a levé le nez Comprirent ce qui s'était passé
Vers le ciel angélique Salop'rie d'politique
Couleur de paradis Couleur de vert-de-gris
D'où sortait cette musique Qui permet cette musique
Comme accordée sur l'infini Qui fait tair' la démocratie

C'était étrange C'était obscène
Est-ce qu'il allait neiger des anges Digne de Jean-Marie le Pen
Les gens guettaient dans un mélange Les gens sentaient monter la haine
D'inquiétude et d'amusement Déjà dans ces premiers moments
Et brusquement Et brusquement
Il y eut un éclair aveuglant Il y eut un boum étourdissant
Et dans un souffle incandescent Et soudain par mille et par cents
Les murs se mirent à trembler On vit fuir tous les étrangers


Y a plus rien qu'un désert Y a plus rien que des blonds
De gravats, de poussière Des gros beaufs à Beaumont
Qu'un silence à hurler Que prise d'intérêts


A la place où il y avait De gens venus pour exploiter
Une ville qui battait Cette ville qui vivait
Comme un cœur prodigieux Dans un Nord généreux
Une fille dont les yeux Une ville dont les vieux
Etaient pleins du soleil de mai De leur bonheur se souvenaient

Mon Dieu, mon Dieu Mon Dieu, mon Dieu
Faites que ce soit Faites que ce soit
Un mauvais rêve Un mauvais rêve
Réveillez-moi Réveillez-moi




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